3 conseils cliniquement prouvés pour gérer ses émotions simplement

Joie, peur, colère, tristesse… les émotions font partie de la vie quotidienne et se manifestent dans tous ses domaines. Cependant, il n’est pas toujours facile de les accepter. Selon la personnalité de chacun, les émotions peuvent être ressenties de telle manière qu’elles vous submergent, avec souvent la possibilité de se mettre dans des circonstances inconfortables ou au contraire de préférer les cacher pour s’assurer qu’elles ne laissent rien transparaître. Mais, même si l’on croit généralement que la capacité à contrôler ses émotions est inhérente, il n’en est rien : la gestion des émotions s’apprend.

La difficulté d’un contrôle émotionnel réussi est d’être capable de rester calme en toute circonstance, que vous soyez sensible ou non. Elle vous permet de laisser vos émotions remplir leur fonction principale en vous aidant à vous centrer et à vous adapter aux exigences de l’environnement. De plus, les émotions peuvent vous être bénéfiques, il faut donc les accepter avec un certain sens de la sensibilité, les respecter et les laisser circuler librement.

C’est pour surmonter ces trois problèmes que nous vous proposons trois conseils faciles, mais très efficaces, qui vous aideront à améliorer votre contrôle émotionnel et, plus généralement, à développer votre intelligence émotionnelle.

Résumé de l’article :

  1. A quoi sert la gestion des émotions ?
  2. Comment contrôler ses émotions ? Les conseils
    1. Conseil 1 : Identifiez vos émotions
    2. Conseil 2 : Comprendre leurs origines
    3. Conseil 3 : Osez exprimer vos sentiments

Qu’est-ce que la gestion des émotions exactement ?

La gestion des émotions est un processus d’apprentissage qui vous permet de prendre conscience de vos émotions. Grâce à lui, vous devenez peu à peu à l’aise avec elles en les laissant vous traverser, sans craindre d’en être la victime.

Vous serez également capable de les accepter et de les utiliser comme une aide réelle pour améliorer votre stabilité mentale dans diverses situations. Par exemple, garder le contrôle de vos émotions face à l’épuisement sur le lieu de travail peut être extrêmement utile.

Bien que le terme « gestion des émotions » puisse signifier différents aspects en fonction des problèmes spécifiques auxquels vous êtes confronté, il est vital pour votre développement. Elle vous aide à découvrir peu à peu le juste équilibre entre l’anxiété de vous laisser submerger par vos émotions et l’envie de les contrôler complètement.

L’objectif principal de la gestion des émotions est de vous aider à exprimer vos émotions de manière claire et pacifique, dans le respect de vous-même et de la personne qui reçoit la signification de vos sentiments. Les bénéfices sont disponibles dans tous les domaines dans lesquels les émotions peuvent être exprimées, cette connaissance aide à renforcer la confiance en soi.

Comment gérer ses émotions ? Les secrets

Les trois conseils ci-dessous sont en phase avec le cycle des émotions. En prenant conscience de ce cycle, vous serez plus heureux d’avoir vécu et éprouvé l’émotion en toute conscience et plus libéré dans votre approche du monde émotionnel. En outre, ces suggestions sont à considérer pour vous aider à vivre une vie plus épanouie. Votre hypersensibilité.

Les trois façons de gérer votre humeur sont les suivantes :

  1. Conseil 1 : Identifiez vos émotions
  2. Conseil 2 : Comprenez leurs origines
  3. Conseil 3 : Osez exprimer vos sentiments

Conseil 1 : Identifiez vos émotions

La première étape d’un contrôle émotionnel plus efficace consiste à se familiariser avec son état émotionnel en prêtant attention à tous les signaux intérieurs qui sont associés aux signaux émotionnels qui vous traversent.

Savoir reconnaître les émotions que vous éprouvez est l’un des facteurs les plus importants d’une bonne santé mentale. Le simple fait que vous soyez capable de les nommer vous-même contribue déjà à réduire leur impact à tous les niveaux, ainsi qu’à vous aider à vous détendre.

Différents critères vous permettront de comprendre vos sentiments.

Parmi tous les autres, la valence est le critère principal qui détermine si vous vivez l’expérience d’une émotion positive ou négative. Cela peut paraître simple mais il est crucial de savoir ce que l’émotion vous fait et quelles sensations (physiques comme psychiques) sont liées à cette émotion.

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Il peut s’agir d’un sentiment d’agitation ou, à l’inverse, vous pouvez éprouver un sentiment de calme et d’intensité ou un sentiment de tension contre les émotions ou, à l’opposé, une acceptation absolue de ce que vous vivez. Vous pouvez être perdu et rempli de doutes, ou ressentir un sentiment de clarté et de cohérence une fois que vos émotions sont en phase avec votre perspective rationnelle.

Ce ne sont que des exemples parmi d’autres, qui vous permettent de nourrir et de comprendre activement les émotions qui traversent votre esprit, de les créer comme de véritables réalités au sein de votre conscience et de leur donner la crédibilité qu’elles méritent malgré le fait qu’elles pourraient rapidement disparaître sans vous permettre de saisir leur message au bon moment.

Une pratique simple, mais très efficace, consiste à vous demander, lorsque vous êtes confronté à une émotion nouvelle : « Comment je me sens ? ». L’effort de nommer vos sentiments est essentiel et vous vous rendrez vite compte que les émotions négatives perdront leur influence sur vous dès lors que vous leur donnerez le droit d’exister et que vous les reconnaîtrez pour ce qu’elles sont vraiment.

Pour vous familiariser avec cette méthode et en faire une routine naturelle et régulière, consacrez quelques minutes chaque jour, dès que vous en avez l’occasion, à parler de votre état intérieur de cette manière, même lorsque rien d’extraordinaire ne se produit.

La pratique de l’écoute intérieure et du discernement vous permettra de tirer le meilleur parti de vos émotions. En les identifiant d’abord, vous serez ensuite en mesure de vous concentrer sur elles pour comprendre ce qu’elles vous disent et y répondre de manière appropriée.

Il est important de noter que toute émotion qui n’est pas prise en compte ou, plus précisément, dont vous n’êtes pas conscient (en d’autres termes, ce qu’elle vous fait) a tendance à revenir de manière régulière, souvent jusqu’à ce qu’elle devienne envahissante et vous consume. Par exemple, si vous vous sentez coupable de manière généralisée, un trouble de la culpabilité peut se créer.

La vie émotionnelle est une intelligence unique et sa fonction est de vous transmettre une information concernant les enjeux les plus intimes auxquels vous êtes confronté par rapport à une situation particulière. Ces enjeux, même s’ils ne disparaissent pas toujours de votre esprit notamment dans le cas de situations difficiles, sont re-présentés par votre corps ainsi que par vos émotions et vous êtes toujours en mesure de vous adapter aux circonstances changeantes et de réagir de la meilleure façon pour vous.

Conseil n° 2 : comprenez leurs origines

Une fois que vous êtes capable d’exprimer vos émotions L’étape suivante pour contrôler vos émotions consiste à vous arrêter aussi longtemps que nécessaire sur le chemin psychologique et intellectuel qui s’établit en cas d’émotion.

Cela vous aidera à prendre conscience des croyances, des schémas de pensées ou des expériences qui déclenchent l’émotion est dans sa racine. Il s’agit de savoir ce qu’elle vous dit concernant vos croyances personnelles ainsi que de limiter l’impact de la prise en compte de l’émotion car elle dépend d’hypothèses, c’est-à-dire de raisonnements ou de biais cognitifs qui renforcent des croyances formées sur une évaluation de la somme de vos expériences personnelles.

En fait, il est normal, d’un point de vue intellectuel, de classer et de catégoriser les choses de manière à ce qu’elles s’inscrivent dans des ensembles et des sous-ensembles selon la logique des relations qui formeront des grilles de lecture opérationnelles pour comprendre le monde.

En bref, ce que nous vivons dans notre vie est examiné afin d’en tirer les règles applicables à la vie quotidienne. C’est à partir de ces constructions cognitives que s’élaborent les croyances. Elles sont alimentées simultanément par la perception de soi et des autres comme une réalité inconsciente, basée sur des expériences antérieures, notamment celles de l’enfance (faiblesses narcissiques fragilité émotionnelle, failles narcissiques…).

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En intégrant la composante émotionnelle, ces visions offrent un meilleur aperçu de la réalité que les grilles de lecture strictement mentales qui ont été conçues. Mais elles ne sont pas suffisantes comme outils d’analyse de la réalité. Ces croyances sont perpétuées et renforcées par des processus automatiques, le plus souvent inconscients, qui visent à vérifier leur contenu à tout prix, même en raison de biais cognitifs ou d’erreurs d’interprétation.

Les croyances limitatives ont donc une valeur affective extrêmement puissante et sont solidement ancrées comme systèmes d’évaluation de la réalité. Par conséquent, tout comportement sera interprété de telle manière qu’il renforcera et consolidera certaines des croyances qui attribuent un motif et un but particuliers au comportement en question. Cette explication ne constitue pas une évaluation précise de la réalité. Elle pourrait entraîner des situations de méfiance ou des relations conflictuelles sur cette seule base.

Dans le cadre de ces problématiques, il est de la responsabilité de chacun d’entamer un travail intérieur qui peut être accompli par soi-même, mais qui s’avère plus efficace et complet lorsqu’il est effectué dans le cadre d’un accompagnement psychothérapeutique. Par ailleurs, la dysrégulation émotionnelle pourrait être le signe de certains troubles, d’où la nécessité de consulter un professionnel lorsque les émotions sont envahissantes.

L’objectif de ce travail est de mettre à nu les croyances qui vous guident au quotidien et vous lient à une vision étroite de la réalité. Il s’agit de suivre vos sentiments et vos pensées lorsque vous êtes confronté à un événement qui vous met mal à l’aise et vous oblige à faire des ajustements ou à la force d’une émotion puissante.

Une tâche qui demande beaucoup de réflexion peut être difficile et c’est la raison pour laquelle un regard extérieur est généralement nécessaire Le conseiller se chargera de vous ramener, via le processus d’échange, à vos méthodes personnelles d’être, dont vous ne reconnaissez peut-être pas les aspects construits et éventuellement nocifs, voire nuisibles.

Le but est d’utiliser toutes les facettes de la réalité afin de mettre en échec vos croyances en les exposant à la réalité plus complexe et plus riche. Il est également utile de savoir d’où viennent vos blessures et comment elles vous affectent, afin de cesser d’alimenter les croyances qui vous font souffrir.

Apprendre à gérer ses émotions passe aussi par la déconstruction de ces croyances limitantes. Vous serez alors en mesure de relier vos sentiments à votre vie actuelle et au présent, au lieu des schémas qui répètent sans cesse le passé et vous empêchent de vous en libérer. Pour cette raison, l’aide d’une thérapie cognitivo-comportementale peut être extrêmement efficace.

Il s’agit d’une étape cruciale pour une gestion réussie des émotions, car elle vous permet de retrouver le sentiment de liberté et de restaurer votre liberté de choix, ce qui vous motivera à assumer la capacité de prendre la responsabilité de vos émotions au lieu de rester victime de votre passé.

Conseil n° 3 : soyez audacieux dans l’expression de vos sentiments

Contrôler vos émotions, c’est être capable de les exprimer d’une manière qui vous convient. Il s’agit de les libérer à l’extérieur de votre corps, résultat du processus d’intégration émotionnelle effectué précédemment.

Dans le cas où l’expérience émotionnelle que vous avez vécue ne concerne que vous, la partager avec vos amis ne fera que renforcer vos liens, tout en permettant à l’individu de se défaire de l’émotion qui était. Vous gardez également les fruits de ce que cela aurait pu faire à votre travail à la maison.

L’expression de ses émotions peut contribuer à la croissance de relations fondées sur l’intériorité et la (re)connaissance intime de l’autre et il est crucial d’établir au moins une ou plusieurs relations fondées sur ce type de relations. En plus des joies de l’interaction, elles peuvent aider à maintenir régulièrement un système émotionnel sain et bien contrôlé.

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Si ce type d’émotion ou de parcours émotionnel est lié à une relation avec une autre personne, vous pouvez gagner à partager vos émotions… mais pas de n’importe quelle manière !

Vous avez été en mesure de travailler sur la reconnaissance de l’émotion, et plus tard sur votre libération des interprétations qui reposent sur des limitations dans les hypothèses et les schémas mentaux qui diminuent la nature complexe de la réalité. En substance, vous êtes conscient d’un type de responsabilité émotionnelle qui implique de gérer l’émotion en relation avec la situation présente et une relation particulière sans nécessairement juger les motifs de la personne dans la situation.

En effet, on observe souvent la tendance à attribuer à une autre personne des actions et des réactions qui ont pour but spécifique de vous nuire ou qui sont ancrées dans la malveillance. Cela est dû à une interprétation erronée de croyances limitatives sur vous-même, votre relation avec le monde et les autres. Après vous être éloigné de ce mode de fonctionnement et avoir maintenu votre détermination à ne pas accepter les risques qui accompagnent la relation, il s’agit de communiquer vos émotions à la personne concernée.

La meilleure approche consiste à être aussi sincère que possible et à donner à l’autre les informations qui vous permettent de comprendre vos sentiments. Il est également nécessaire d’utiliser la stratégie du partage émotionnel spécialement conçue pour accroître un certain degré d’intimité, au lieu de s’engager dans un échange formel. L’intelligence émotionnelle est la clé pour rétablir la communication au sein d’un couple.

Le plus grand risque dans cette situation est de se placer sous un jour négatif au lieu de le faire lorsqu’il s’agit d’une conversation sur laquelle vous souhaitez avoir un impact constructif. Évitez l’utilisation du « vous » qui est souvent suivi d’une déclaration fermée et concentrez-vous sur l’expression de vos sentiments concernant le contexte de la relation. Concentrez-vous sur la façon dont elle vous affecte et exprimez les désirs fondamentaux qui doivent être satisfaits dans la relation.

Vous aurez la possibilité d’induire le désir de votre partenaire de s’adapter à votre style de vie et de vous rejoindre dans ces exigences. Vous serez en mesure de ressentir le besoin de l’autre de maintenir une relation qui aura plus de valeur parce que vous êtes maintenant équipé pour prévenir les mauvaises communications ou les conflits et pour vivre au mieux votre vie. Si vous pensez avoir besoin d’une aide extérieure pour encourager l’intimité émotionnelle dans votre relation, n’hésitez pas à en parler à un thérapeute de couple.

Garder à l’esprit

Pour contrôler vos émotions ou les gérer au quotidien, essayez d’être le plus connecté possible avec l’état émotionnel de votre vie en observant le cycle de vie de l’émotion. Soyez conscient de la façon dont elle se manifeste et soyez responsable et juste quant à la façon dont vous l’interprétez, et de lâcher progressivement votre bagage émotionnel d’une part, et de veiller à ce qu’il ne revienne pas de façon répétée ou même envahissante d’autre part. D’autre part, laissez-vous communiquer vos sentiments d’une manière qui complète le cycle, et retirez-vous de votre fardeau émotionnel en le plaçant hors de votre être après l’avoir laissé couler dans votre corps.

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