Comment reconnaître la mélancolie et la soigner ?

Le terme mélancolie fait généralement référence à une sensation sporadique ou à un état durable de tristesse générale, de pessimisme et d’abattement sans raison identifiable. Cependant, la dépression mélancolique fait aujourd’hui davantage référence à une expérience subjective enrichie par une myriade d’œuvres littéraires et artistiques, plutôt qu’à un état psychologique objectif et clairement défini Certains troubles de l’humeur peuvent être liés à l’état mélancolique selon l’analyse de la psychologie et de la psychothérapie. Quels sont les symptômes de la dépression mélancolique et que peut-on faire pour la traiter ?

Le résumé de l’article

  1. Qu’est-ce que la mélancolie exactement ?
    1. Quels sont les signes de la mélancolie ?
    2. Quels sont les différents types de mélancolie ?
    3. Quelle est la différence entre la tristesse et la mélancolie (dysthymie) ?
  2. Comment se débarrasser de la mélancolie ?
    1. Accueillir votre état mélancolique
    2. Se rééduquer par des activités
    3. Favoriser un sommeil réparateur
    4. Gérer ses émotions
    5. Commencer une thérapie

Quelle est la signification de la mélancolie ?

Dans Mélancolie et deuil (1917), Freud écrit :  » La mélancolie se définit du point de vue psychologique par un manque d’attention au monde extérieur ainsi que par la perte de l’amour et et la suppression de toute activité [...] « .

Pour lui, c’est un indice de dépression. En outre, elle est causée par une baisse de l’estime de soi si grave qu’elle dépasse l’autodéfense, allant parfois jusqu’à  » l’automutilation « . C’est la raison pour laquelle les classifications actuelles des troubles psychiatriques définissent la dépression par un épisode dépressif, c’est-à-dire une dépression de type mélancolique qui comprend les signes cliniques et les symptômes de la mélancolie tels que décrits par Freud.

Le concept et la notion de mélancolie trouvent leur origine dans l’antiquité grecque et plus précisément dans la théorie des humeurs d’Hippocrate. Selon cette théorie, la présence prédominante de l’une ou l’autre des quatre humeurs (sang, lymphe, bile jaune, lymphe, bile noire) reconnues comme régulatrices de l’organisme, était liée à un tempérament individuel censé se refléter dans l’individu. La tristesse est l’élément le plus important de ce tempérament particulier, qui est régi par la bile noire. Il est désigné sous le nom de mélancolie.

Ce tempérament mélancolique était également lié au talent et à une sorte de clairvoyance rendue possible par l’intense souffrance existentielle de la douleur morale qui peut souvent conduire à la « folie » selon cette théorie. Dans la tradition psychanalytique ainsi que dans le domaine de la psychiatrie, la mélancolie n’est pas un trait ou une caractéristique individuelle, mais plutôt une maladie grave.

Quels sont les signes et les symptômes de la mélancolie ?

Dans le cas de la dépression mélancolique, les signes de la dépression sont visibles de manière plus sévère :

  • Une douleur morale très sévère qui est associée à un profond désespoir ;
  • Un sentiment intense de dépréciation de soi, l’impression d’avoir perdu son temps ;
  • Un état anxieux intense, accompagné d’une démotivation constante ;
  • Un sentiment de culpabilité et de douleur ;
  • un dédain de la vie ;
  • un amaigrissement ou des troubles alimentaires ;
  • Les échanges et les interactions sont réduits au minimum.
  • Des troubles du sommeil de nature sévère, notamment des réveils matinaux et des difficultés à se rendormir ;
  • Une perte importante d’énergie vitale qui entraîne épuisement, démotivation et isolement ;
  • des idées noires et un risque majeur de suicide.

Parfois, le burnout peut être confondu avec la dépression On peut rappeler le fait que la dépression (sévère ou amoureuse, ou saisonnière) se définit surtout par une déprime quasi permanente qui se caractérise par

  • Des sentiments de tristesse ou de vide ;
  • Une perte permanente de plaisir
  • Une perte importante d’énergie
  • Un sentiment d’inadéquation ou de culpabilité ;
  • Des pensées de mort récurrentes.

On dit donc que la mélancolie caractéristique de la dépression fait référence à une intensité extrême de l’épisode dépressif, qui est corrélée à un risque de suicide supérieur à la moyenne.

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C’est le signe d’une profonde souffrance morale qui s’accompagne d’une atteinte motrice importante pouvant aller jusqu’au mutisme. La dépression mélancolique définie par la présence d’une anesthésie émotionnelle universelle et le sentiment d’être incapable d’éprouver du plaisir. L’humeur dépressive se caractérise par des sentiments dépressifs ainsi qu’un sentiment de désespoir dû à l’impression d’être insurmontable et un énorme sentiment de culpabilité.

Ce type spécifique de dépression est sévère et touche environ 1 % de la population, contre 10 % pour l’épisode dépressif général.

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Quelles sont les différentes formes de mélancolie ?

Il existe plusieurs types de mélancolie dépressive, chacun caractérisé par une caractéristique et un ton distincts.

La mélancolie anxieuse est une dépression mélancolique qui se caractérise par l’anxiété. Elle se caractérise par une anxiété perceptible et une anxiété accrue. Le mélancolique est extrêmement tendu. Le ralentissement qui est typique de l’état dépressif a disparu et est remplacé par une tension physique. Ils ne sont pas capables de rester en un seul endroit, se déplacent de-ci de-là, vérifient les entrées et agissent comme s’ils étaient « aux aguets ». Il lui est difficile de se concentrer car elle a peur de perdre le contrôle ou que quelque chose d’affreux se produise. En réalité, la peur est le principal facteur de cette expression mélancolique Il s’agit d’une véritable angoisse. La personne peut crier, gémir, hurler ou même implorer.

Le désespoir est intense et l’estime de soi est brisée. Le sentiment de culpabilité devient envahissant et s’accompagne de pensées suicidaires Le risque est élevé car la douleur ressentie par la personne la pousse à rechercher la mort. La dépression mélancolique anxieuse est plus risquée et plus grave que le type mélancolie typique car les signes sont bien ancrés et reconnaissables. C’est un type qui s’observe particulièrement chez les personnes âgées.

Parfois, le délire s’ajoute à la mélancolie et à l’anxiété, ce qui amène certains auteurs à classer la mélancolie délirante comme une forme différente de dépression mélancolique. Vient ensuite l’attaque du délire. Ces illusions peuvent être extrêmement difficiles à supporter, mais elles sont aussi monotones, c’est-à-dire que le mélancolique répétera toujours les mêmes pensées. En outre, leur structure mentale n’est pas bien développée. On peut les identifier par la richesse émotionnelle qui se dégage plus que par le contenu ou même les pensées. Il y a une sorte de passivité car la personne qui en souffre les accepte comme une fatalité, comme si aucune autre alternative n’était envisageable.

Les thèmes délirants de ce type de mélancolie peuvent être liés aux idées de

  • La culpabilité : le sentiment de culpabilité s’exprime par des reproches, des remords et une culpabilité par rapport à une erreur ou une faute et par conséquent, la personne est dans un état d’attente de punition.
  • D’hypocondrie, ou corps transformé. L’illusion concerne le manque d’organes, le vide dans le corps et un corps différent des autres.
  • De colère : sentiment d’une circonstance malheureuse, ou d’une perte (ruine ou chagrin) à être.
  • D’influence, de possession ou de domination : incapacité de faire quelque chose ou désir d’être en présence d’un animal ou d’un démon.
  • De négation : Il s’agit de la négation de la mort, de la vie et du corps ou de l’univers, cette version est une réinterprétation des précédentes. Dans le syndrome de Cotard, par exemple, on trouve principalement l’illusion que les organes sont niés.

L’état de mélancolie qui se caractérise par la suporité se caractérise par un ralentissement important et une stupéfaction au niveau psychomoteur. Le ralentissement des mouvements volontaires est extrêmement sévère et il affecte directement les actions qui impliquent l’expression, comme parler et exprimer des émotions, mais aussi sur la façon de se comporter et les gestes. Le visage ne réagit pas du tout, mais une apparence de désespoir est généralement fixée, ce qui facilite le diagnostic. Souvent, les yeux sont fixes (les paupières ne clignent pas) mais les larmes peuvent aussi couler.

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Cela peut conduire à un profond repli sur soi, accompagné d’une inertie et d’un mutisme presque complets. Les changements d’humeur sont extrêmes, le risque de suicide est très élevé et constant. Le mélancolique ne veut souvent pas consommer de nourriture. Cet état de stupeur est une urgence qui nécessite des soins et doit être prise car malgré la stupeur des pensées mélancoliques peuvent être présentes, ainsi que des idées suicidaires. Ce type de mélancolie se retrouve dans les troubles bipolaires.

La « mélancolie souriante » est une dépression mélancolique masquée. Le mélancolique a une apparence qui n’est pas dépressive, et a des sourires sur son visage. Il semble être heureux, mais il est submergé par la maladie. La manifestation des symptômes ne détermine pas nécessairement la cause, mais c’est le contexte qui est déterminant.

N’oublions pas que la mélancolie suscite des images de perte et de destruction complètes, avec des formes horribles, terrifiantes, voire morbides ; la dépression mélancolique qui sourit, c’est la perte de vitalité, sans jamais en montrer le moindre signe. La dépression mélancolique cachée sera plus difficile à diagnostiquer car la personne est affligée d’une myriade de symptômes physiques qui cachent le trouble mélancolique.

Quelle est la différence entre la tristesse et la mélancolie (dysthymie) ?

La dysthymie, également appelée dépression persistante, est probablement l’état le plus affligeant sur le plan psychologique et ressemble beaucoup aux représentations traditionnelles de la mélancolie.

Environ 2 % de la population souffre de dépression mélancolique, définie par une humeur troublante qui dure longtemps, pendant au moins deux ans.

L’état dépressif est généralement distinct des épisodes dépressifs qui se caractérisent par des symptômes moins graves et moins sévères, qui ont moins d’impact sur le fonctionnement général de la personne. C’est l’humeur de la personne qui est affectée avec la présence d’une tristesse plus ou moins générale.

Bien qu’il soit possible de souffrir de dépression à certains moments, la dysthymie se distingue d’un état « normal » dans le sens où la tristesse est constante. Elle amène également les personnes qui en souffrent à ne pas tenir compte de leur état car les symptômes sont persistants, stables et moins graves que ceux de la dépression majeure. On pourrait avoir tendance à croire qu’il s’agit d’un type individuel ou d’un caractère distinct et, dans de nombreux cas, cela conduit à l’absence de traitement.

Bien que la dysthymie facilite une adaptation complète à la réalité et un degré limité de fonctionnement professionnel, personnel et social, elle constitue un obstacle au plein développement d’une personne et entrave la réalisation de son plein potentiel.

C’est bon à savoir.

Le fait de se remémorer les événements passés est parfois empreint de tristesse, mais il peut aussi apporter un certain soulagement. La mélancolie, en revanche, est un état d’esprit vraiment triste, rempli de désespoir et de tristesse.

Comment puis-je me débarrasser de la mélancolie ?

Quel que soit l’état dans lequel votre mélancolie et votre dépression peuvent vous conduire, vous pouvez traiter la mélancolie. Certaines habitudes de vie sont essentielles pour déterminer l’humeur ainsi que la santé mentale en général.

Profitez de votre état mélancolique

L’état mélancolique se caractérise par une apathie qui fait référence à l’incapacité d’être affecté par son environnement et de s’y impliquer émotionnellement, qu’il s’agisse des symptômes de la dépression avec des traits mélancoliques ou d’une dépression aiguë ou chronique.

On observe également chez les mélancoliques une augmentation de la volonté qui est associée au processus de prise de décision (aboulie).

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Cette dernière se définit par l’absence de motivation pour agir ou passer à l’action, mais aussi par la difficulté à sortir d’un état incontrôlable qui entraîne une démotivation générale. Il peut être extrêmement difficile d’affronter le sentiment de vide provoqué par la perte d’activités personnelles et, en outre, entraînant un désavantage important du point de vue de l’intégration sociale ainsi que l’incapacité à se connecter aux autres.

Cependant, vous ne devez pas vous laisser séduire par le piège de la culpabilité que peuvent vous tendre certaines personnes mal informées, si elles vous suggèrent que cette disparition de vous-même de la société est due à une incapacité à prendre une décision et qu’elle aura sa solution dans la « prise de responsabilité ».

Sachez qu’il est normal de se sentir vidé en termes de motivation ou de motivation en général, puisque l’état mélancolique est souvent le sentiment de passivité ; en prendre conscience est le premier pas vers un changement positif.

Se rééduquer à travers une activité

Combattre la mélancolie passe par des méthodes simples qui nous aident à lutter contre un appauvrissement massif en activités, qui peut conduire à un retrait social et à un repli sur soi. L’objectif est d’engager votre corps de manière à ce qu’il puisse se décaler vers un mode optimiste qui puisse vous encourager et vous aider tout au long de votre quotidien.

À ce titre, le mouvement influencera la libération et la production d’hormones, notamment la sérotonine et la dopamine. Toutes deux sont responsables d’une sensation de plaisir et de la régulation de l’humeur.

Si vous souffrez d’une dépression mélancolique qui affecte votre quotidien L’objectif est de participer à des tâches qui n’exigent pas la personne avec laquelle vous êtes et qui demandent un effort minimal. Si vous êtes capable de vous mettre dans une activité bénéfique même si elle est petite (par exemple, faire le ménage) lorsque vous vous réveillez et que tout vous semble écrasant, votre corps participera à ces changements hormonaux qui vous aideront au niveau de votre esprit. C’est le principal avantage d’un engagement axé sur l’action.

A plus long et moyen terme, le but de cette approche est de baser vos décisions sur vos propres pensées et évaluations positives des résultats, même s’ils sont faibles, de vos actions pour vous inciter progressivement et naturellement à investir dans votre environnement en augmentant la variété des tâches faciles et plus compliquées que vous pouvez accomplir, en élargissant progressivement vos domaines de travail.

Comme pour vaincre la dépression, l’exercice physique régulier aide à réguler l’humeur et les émotions en libérant des endorphines, qui ont des effets anxiolytiques et parfois positifs sur l’euphorie ont été identifiés. La santé et le bien-être sur le plan physique permettront de limiter l’impact négatif des événements du monde extérieur sur l’équilibre de l’esprit, en raison de cette fonction régulatrice.

Il peut également être bénéfique sur le plan mental, avec la réduction des pensées de ruminations qui sont liées à la dépression mélancolique ainsi que dans le domaine de l’estime de soi ainsi que la gestion de tout sentiment de culpabilité découlant de vos limitations actuelles : vous serez en mesure de voir les résultats tangibles et visibles de vos actions, ce qui vous encouragera à mener à bien la croyance que vous pouvez mener les actions nécessaires.

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