Amnésie traumatique : 8 clés pour se reconstruire après un choc

L’amnésie traumatique est fréquente chez les personnes ayant subi des violences qui ont provoqué un choc émotionnel écrasant, qu’il s’agisse de soldats blessés ou d’enfants victimes d’agressions sexuelles ou incestueuses. Le stress généré par ce type d’incident est si intense que le cerveau s’éteint pour résister. Cependant, l’expérience n’est pas enregistrée correctement et les souvenirs peuvent disparaître totalement ou partiellement. L’amnésie traumatique ralentit le processus de reconstruction de soi mais il n’est pas impossible de l’éviter complètement Voici huit clés pour vous aider à vous reconstruire.

Résumé de l’article

  1. Qu’est-ce que l’amnésie traumatique ?
  2. Comment se reconstruire après un traumatisme ?
    1. Clé 1 : entamer une psychothérapie
    2. Clé 2 : Traiter le souvenir traumatique
    3. Clé 3 : Soulager la douleur grâce au traitement
    4. Clé 4 : Se reconnecter à son corps
    5. Clé 5 : écrire et parler
    6. 6. Clé 6 : Retrouver la confiance en soi et l’estime de soi
    7. Clé 7 : traiter les comorbidités
    8. Clé 8 : s’entourer de personnes positives

Qu’est-ce que l’amnésie traumatique ?

L’amnésie traumatique est la perte totale ou partielle de la mémoire concernant un événement désagréable. L’amnésie post-traumatique est fréquente chez les personnes victimes de violences, comme les abus sexuels.

Parfois, un traumatisme oublié dans l’enfance peut être à l’origine de ce trouble.

La dissociation dorsale est un processus neuropsychologique qui est activé lors d’un traumatisme de violence et qui a des conséquences psychotraumatiques. Le cerveau est capable de déconnecter les souvenirs et les émotions car il est submergé et ne peut plus contenir ou contrôler les émotions qu’il ressent.

On parle de dissociation parce que pendant le traumatisme, la personne semble être physiquement présente, mais la tête est éteinte. La psyché enterre alors très profondément les souvenirs qui sont ensuite figés sous la forme d’un souvenir traumatisé. Il s’agit d’une méthode pour se défendre.

Si l’amnésie causée par le traumatisme est complète, la personne n’est pas consciente de ce qu’elle a subi pendant la période du traumatisme. Si la perte de mémoire n’est que partielle, des fragments de celle-ci peuvent être recréés.

La perte de mémoire qui survient après un événement peut dans certains cas durer des années, parfois même des décennies, ce qui fait que la personne perd toutes les périodes de sa vie. La personne a l’impression de n’avoir aucune référence à un quelconque passé, aucun point de repère ni aucune base solide pour son identité.

De plus, une fois l’amnésie disparue, les souvenirs du traumatisme refont surface de manière brutale. Parfois, un seul déclencheur sensoriel suffit, comme une chanson, une odeur, un lieu… Mais ces expériences sont fragmentées et intrusives, et incontrôlables. Les flashbacks et les cauchemars sont incroyablement douloureux et amènent la victime à vivre le même traumatisme.

Les émotions et les sentiments sont identiques à ceux de l’incident initial. La mémoire traumatisée est activée à nouveau, et le cerveau sera déconnecté encore et encore. C’est la nature complexe de l’amnésie, le processus qui consiste à recoller les morceaux d’une mémoire traumatisée et fragmentée.

L’amnésie traumatique est un problème pour les personnes qui ont vécu des événements traumatisants tels que la violence physique ou la guerre, la violence domestique et le deuil ; la violence sexuelle, le harcèlement…

Comment se reconstruire après une blessure ?

Lorsqu’un choc émotionnel se produit ou un traumatisme, le psychotraumatisme est la raison pour laquelle le cerveau déclenche des mécanismes de défense inconscients pour se protéger. Le souvenir traumatisant peut avoir des conséquences psychologiques et physiques pendant des années après l’incident.

Voici huit points clés pour se reconstruire en cas d’amnésie post-traumatique

  1. Commencer une psychothérapie
  2. Traitement du souvenir traumatisant
  3. Traitement de la douleur qui soulage la douleur
  4. Se reconnecter à son corps
  5. Parler et écrire
  6. Prendre confiance en soi et retrouver l’estime de soi
  7. Traiter les comorbidités
  8. Bien s’entourer

La clé 1 : commencer une psychothérapie

La prise en charge par un spécialiste est indispensable pour se reconstruire efficacement. Pour cela, il est essentiel que le traitement post-traumatique (pour vos problèmes émotionnels et physiques) soit basé sur la violence que vous avez subie et se concentre sur le traitement de votre mémoire traumatique.

Si cela n’est pas fait, l’efficacité est douteuse et les symptômes d’amnésie traumatique continueront d’être présents. L’objectif est de récupérer progressivement votre mémoire, et non d’utiliser certains mécanismes destinés à vous soigner.

En réalité, il se trouve que si vous souffrez d’amnésie post-traumatique et afin de supporter le choc que vous avez vécu, vous avez mis en place des stratégies au quotidien sans vous en rendre compte. Ces stratégies peuvent consister à éviter, par exemple, de se débarrasser de tout ce qui vous rappelle le traumatisme et vous met mal à l’aise.

Si vous n’avez jamais parlé de la violence ou de l’événement traumatisant, ou si vous l’avez affronté seul, sans traitement, votre souffrance est probablement à son comble et vous avez appris à vivre avec.

De nombreux signes ont pu se développer au fil du temps, sans que vous puissiez les gérer : flashbacks ; troubles anxieux, hypervigilance ; anxiété, dissociation ou sentiment de culpabilité.

Même s’il s’agit d’un incident de votre enfance qui semble si lointain, il est important de pouvoir discuter de ce que vous avez vécu avec un psychologue.

En outre, si votre amnésie est totale ou complète, un traumatisme qui revient soudainement peut être violent et même mortel ; une thérapie est nécessaire pour vous aider à y faire face.

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Si vous avez perdu la trace de pans entiers de votre vie et que vous souffrez de symptômes similaires à ceux associés à un état de stress post-traumatique, il est crucial de consulter un thérapeute expérimenté le plus rapidement possible.

Quelle est la raison de consulter un médecin en cas d’amnésie traumatique ?

Il existe des thérapies psychothérapeutiques adaptées aux victimes de traumatismes et les thérapeutes sont formés en psychotraumatologie et en victimologie.

Diverses techniques peuvent être employées, dont l’efficacité a été testée et prouvée, comme la thérapie cognitive et comportementale (TCC), l’utilisation de l’hypnothérapie et la psychothérapie dynamique.

La thérapie EMDR s’adresse aux personnes qui souffrent de traumatismes psychologiques liés au passé ou qui souffrent d’amnésie traumatique, ou de SSPT (syndrome de stress post-traumatique). Elle agit en désensibilisant le cerveau, ce qui est déclenché par un processus neuro-émotionnel déclenché par certains mouvements oculaires.

Cependant, d’autres traitements sont disponibles pour traiter un psychotraumatisme, comme la psychanalyse, ou la thérapie corporelle. Le thérapeute doit être compétent et vous devez vous sentir à l’aise et écouté. La thérapie se concentrera sur le traumatisme ainsi que sur la violence, et elle se déroulera dans un environnement aimant et encourageant.

La TCC et l’EMDR permettent de soulager certains symptômes comme les souvenirs. Cependant, il est essentiel de se concentrer sur les liens entre vos sentiments, vos symptômes et le traumatisme que vous avez subi. Il est crucial de comprendre le processus à l’origine du psycho-traumatisme et de traiter les souvenirs traumatisés.

La thérapie est nécessaire pour vous donner les outils permettant de connaître votre corps et vos émotions, ainsi que vos symptômes, et de retrouver votre mémoire et votre liberté.

Elle permet également de décrire les mécanismes à l’œuvre en cas d’agression. Il s’agit de connaître les fonctions qui pourraient être activées en vous lors de l’incident (comme la dissociation ou la sidération) et les moyens de manipulation et de contrôle pervers en cas de harcèlement sur le lieu de travail, par exemple, ou de traumatisme sur le lieu de travail.

Dans ce cas, il est essentiel de définir l’infraction et de mentionner la loi.

Il est bon de le savoir.

Dans le cas d’un seul abus ou d’une petite quantité d’abus, les séances de psychothérapie peuvent suffire. Si l’abus est continu, qu’il dure depuis longtemps, qu’il est fréquent et qu’il est lié à un incident d’abus dans l’enfance qui se poursuit, une longue thérapie est nécessaire pour se guérir, car les effets psychotraumatiques ont pu toucher la personne entière et entraîner une amnésie complète après le traumatisme.

Clé 2 : Traiter la mémoire traumatique

La deuxième clé est liée à la première et concerne le traitement de votre mémoire traumatique. Il est essentiel de le traiter pour réussir à aller de l’avant. Vous devez d’abord discerner les éléments déclencheurs. Un temps d’intégration est nécessaire pour les ramener à la mémoire explicite (ou explicite).

Il y a tout un travail cérébral à accomplir autour de l’amygdale pour l’empêcher de se séparer et réduire sa dépendance au souvenir traumatisé. Pour y parvenir, l’approche thérapeutique va créer un lien avec les événements. Au fil du temps, les comportements de dissociation, d’évitement et de reviviscence seront éliminés.

Avec l’aide d’un thérapeute Avec l’aide d’un thérapeute, la reconnaissance de l’incident violent peut vous aider à déterminer où se trouve la source de votre douleur. Il est possible d’établir des liens entre les actes qui ont été commis et les symptômes qui sont présents.

La compréhension des mécanismes à l’origine du psychotraumatisme peut vous permettre de revivre la violence que vous avez oubliée à la suite de votre amnésie induite par le traumatisme.

Pour intégrer un traumatisme et en guérir les souvenirs, il est essentiel de le rendre compréhensible, notamment en mettant des mots sur vos sentiments, les circonstances et le contexte. Progressivement, ce processus permettra à votre hippocampe de fonctionner à nouveau normalement, ce qui lui permettra de contrôler les réponses de l’amygdale.

Le souvenir du traumatisme se videra progressivement et le sentiment d’une menace constante s’estompera. Les morceaux de votre mémoire se superposent et reconstituent l’événement traumatisant, qui est ensuite géré et intégré au niveau émotionnel en raison du vaste travail d’interprétation et de représentation qui a été effectué.

La mémoire du traumatisme va se transformer en une mémoire autobiographique que vous pourrez contrôler. L’espace psychique redeviendra sûr. Les associations formées entre la gravité et la violence vous permettront de gérer votre réaction émotionnelle. Vous pourrez réussir à vous calmer sans créer une déconnexion émotionnelle dans votre cerveau qui pourrait être causée par une dissociation ou une amnésie.

L’esprit se libère, les symptômes diminuent, c’est le processus de guérison au niveau neurologique. Vous serez en phase avec vous-même, comme si vous étiez uni à tout ce que vous avez fait jusqu’à présent.

Clé 3 : Soulager la souffrance par un traitement

Si vous souffrez de détresse psychologique sévère et de comorbidités (comme des troubles anxieux ou dépressifs), en cas de souffrance psychologique sévère, un traitement médicamenteux peut être nécessaire pour restaurer votre mémoire en cas d’amnésie traumatique .

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Béquille chimique, il ne doit pas être utilisé à la place d’une psychothérapie.

En cas de symptômes liés à la dépression Les antidépresseurs sérotoninergiques, comme les ISRS, sont une possibilité. Pour soulager l’anxiété, les anxiolytiques comme les benzodiazépines sont efficaces. Les somnifères peuvent vous aider à mieux dormir.

Il existe une variété de traitements pour soulager l’anxiété qui peut déclencher le souvenir d’un traumatisme. Pour obtenir une ordonnance, il est nécessaire de parler avec le médecin ou le psychiatre.

4. Clé n° 4 : se reconnecter avec son corps

Après un choc qui provoque une amnésie traumatique, le cerveau n’est pas le seul à se bloquer. Le corps aussi se bloque. En complément du traitement, il est essentiel de le désenclaver progressivement. Il vous incombe de découvrir les solutions les plus efficaces et les plus appropriées, celles qui vous apportent ce que vous recherchez : le plaisir et la réparation, ainsi que la reconnexion. Il existe toute une série de possibilités pour vous permettre de reprendre le contrôle de votre corps et de retrouver vos sensations.

Pour certains, il s’agit de s’adonner à un exercice : de la douceur du yoga à la force de la boxe, tout est possible. Mais, il est important de ne pas en faire trop et de ne pas le transformer en une substance qui pourrait devenir une addiction. C’est un moment entre vous et votre corps qui vous permettra de vous détendre émotionnellement. À cet égard, les thérapies corporelles peuvent être utiles dans ce processus de réappropriation de votre corps.

Si l’abus a entraîné des douleurs physiques, la gestion de la douleur et la thérapie physique peuvent être nécessaires. L’acupuncture et l’hypnose peuvent être efficaces pour rétablir la connexion avec le corps. La méditation et la méditation de relaxation peuvent vous aider dans votre parcours de reconnexion avec votre corps en utilisant la respiration et le souffle comme outils principaux.

La respiration est cruciale pour calmer le corps et aider à l’ancrage.

Essayez de permettre à votre corps de répondre à ses désirs de confort, de douceur et de sens. Les cinq sens peuvent être activés pour soutenir votre corps, cependant, le toucher est souvent le plus difficile à comprendre, surtout dans le cas d’abus sexuels ou physiques. Ne vous blâmez pas, prenez plutôt le temps de recréer le lien qui vous unit à votre peau et à votre corps.

Si vous sentez que votre sexualité a été impactée et que vous en souffrez, n’ayez pas peur, en parallèle de votre traitement, de consulter un sexologue et de recevoir un plan de traitement adapté qui vous aidera dans votre épanouissement sexuel.

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Clé n° 5 : Écrire et parler pour aider à surmonter l’amnésie traumatique

L’écriture peut être votre amie de toujours la plus puissante dans le processus de reconstruction. Cet instrument qui vous appartient vous donnera la possibilité de consigner le traumatisme que vous avez vécu à travers les incidents, le traumatisme émotionnel et vos réactions, les symptômes, ou même vos pensées. L’écriture n’est pas un obstacle et c’est vous qui décidez des orientations.

Si l’écriture vous retient, vous pouvez trouver d’autres solutions. Les activités créatives sont nombreuses et c’est à vous de les explorer, de découvrir les points communs qui vous correspondent : danse, peinture, théâtre, musique, chant, dessin et même photographie !

Les médias ne manquent pas pour vous aider à communiquer, exprimer et accepter votre souffrance. Dans certains cas, ils peuvent être des outils thérapeutiques à part entière et vous aider sur le chemin de la guérison.

De plus, ces activités peuvent être partagées avec d’autres personnes qui souffrent d’amnésie post-traumatique. Certaines associations ont créé des groupes de discussion. Ces cercles complètent la thérapie car ils offrent un espace ouvert et sûr où chacun peut discuter de ses expériences et de son vécu, sans crainte d’être jugé.

Ils offrent un lieu sûr où chacun peut partager ses expériences et ses récits personnels sans crainte d’être jugé. En fait, en écoutant d’autres personnes, vous vous sentez moins seul et vous vous sentez moins coupable. En outre, cela vous donne l’occasion d’examiner votre propre expérience personnelle à la lumière de celle des autres et de découvrir en vous de nouvelles forces que vous pouvez utiliser pour aller de l’avant.

Enfin, si l’idée de socialiser avec d’autres personnes vous semble impossible, n’oubliez pas les forums publics en ligne et les groupes privés dans lesquels les gens peuvent s’exprimer librement. Ces communautés virtuelles proposent des histoires vécues et des témoignages qui offrent la possibilité de discuter de vos expériences et de vos ressources, ainsi que de fournir de l’aide.

La clé 6 : retrouver la confiance et l’estime de soi

Pour se remettre d’un traumatisme psychologique qui a entraîné une amnésie après un traumatisme, il est également crucial de retrouver l’estime de soi et la confiance en soi. En effet, après avoir subi un traumatisme, le lien avec soi-même peut être endommagé par la culpabilité, la honte, le déplaisir… L’image de soi et l’estime de soi peuvent être endommagées.

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Les mécanismes de dissociation et de choc impliqués lors de l’incident vous ont empêché de prendre les mesures nécessaires pour désengager votre cerveau et vivre. Les gens se sentent coupables de ne pas avoir fait quelque chose. Si c’est le cas, essayez de vous rappeler que vous étiez incapable de faire quoi que ce soit. Vous ne pouviez pas agir ou vous défendre comme votre cerveau voulait vous le forcer.

La tromperie et la honte sont typiques dans le contexte de la violence, notamment dans le cas de l’intériorisation de propos insultants tenus par la personne fautive. L’intimidation et la manipulation que vous avez subies pourraient vous faire croire que vous êtes pervers.

Vous pourriez avoir l’impression de ne pas faire partie de la communauté et même penser que vous ne méritez pas d’exister. Cela est particulièrement vrai lorsque votre entourage ne vous soutient pas de manière positive, par exemple en vous accusant de ne pas avoir réagi.

La psychothérapie peut vous aider à combattre tous les sentiments négatifs que vous éprouvez à votre égard et vous aider à prendre confiance en vous. C’est une étape essentielle pour réapprendre à croire en vous, en vos capacités à vous reconstruire lentement :

  • Un environnement sécurisant ;
  • Un lien avec les autres sur le plan social mais aussi affectif ;
  • Des activités, des projets, des passions.

Clé 7 : Traiter les comorbidités

L’amnésie traumatique, qui est généralement liée aux troubles du stress post-traumatique, est fréquemment aggravée par l’apparition d’autres comorbidités. En réalité, que ce soit pour combler un manque, soulager une douleur ou apaiser une souffrance, il est possible que vous ayez commencé à consommer des substances psychoactives. Il peut s’agir d’un médicament (anxiolytiques et antidépresseurs)…), d’alcool, ou d’autres drogues.

Cependant, une consommation fréquente peut être toxique, voire provoquer une addiction. Il s’agit d’une maladie qui vous empêche de vous abstenir ou de réduire votre consommation, quels que soient les effets négatifs que cela peut avoir sur votre santé et votre vie.

De la même manière, les troubles de l’alimentation, comme l’hyperphagie et la boulimie, sont très similaires à la dépendance alimentaire et sont fréquents chez les personnes souffrant de traumatismes psychologiques. Malheureusement, ces problèmes peuvent avoir un impact négatif sur votre corps et votre esprit.

L’anxiété et la dépression (qui se manifestent sous forme de troubles anxieux, de troubles obsessionnels compulsifs ou d’attaques de panique) sont deux autres troubles mentaux qui sont généralement causés par un traumatisme émotionnel et qui peuvent se manifester en cas de deuils complexes, comme une perte périnatale par exemple.

Il est essentiel de restaurer votre vie en prenant en charge le traitement des pathologies sous-jacentes qui, en plus d’être des signes du traumatisme subi, vous rendent malade et entravent gravement vos activités quotidiennes.

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Clé n° 8 : Bien s’entourer

Être écouté et soutenu au quotidien par des personnes dignes de confiance, bienveillantes et ne portant aucun jugement peut jouer un rôle important dans le processus de reconstruction. Vous avez le droit de suspendre certaines relations. Cependant, pour les aidants, le traumatisme de ce que vous avez vécu peut les faire basculer dans la terreur d’une réalité souvent inimaginable.

Sur le plan émotionnel, ils sont pris pour cible et n’ont pas la capacité de se défendre psychologiquement. Certaines répercussions psychologiques de ce que vous vivez peuvent être une source de confusion ou même les rendre instables car ils n’ont pas toujours les outils pour comprendre et analyser.

En tant que témoins discrets de la douleur et de la souffrance d’une personne qu’ils aiment, ils peuvent souffrir de troubles tels que la dépression, le stress post-traumatique ou l’anxiété. Parfois, sans intention contraire, ils peuvent paraître en colère ou, au contraire, manifester une expression d’anesthésie émotionnelle.

Pour que votre rééducation soit réussie et que votre traitement soit adapté aux différentes étapes de votre vie quotidienne, il est possible d’inclure les personnes les plus proches de vous, qui vous aiment en participant à des groupes de discussion ainsi qu’à des séances de formation. Cela leur permettra de prendre conscience des effets de la violence et des conséquences qu’elle entraîne, tout en diminuant le risque de psychose liée au traumatisme.

À garder à l’esprit

Pour se remettre d’une amnésie traumatique, il ne suffit pas de traiter les émotions et les symptômes.

Il est important de traiter la mémoire traumatique, le psychotraumatisme, ainsi que le corps et les troubles qui y sont liés.

Le soutien thérapeutique est crucial. Il s’agit d’aider la personne à réunifier les mémoires et les émotions, ainsi que l’esprit et l’enveloppe afin de s’incarner pleinement, libérée de la persona traumatisée.

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