6 étapes pour arrêter l’alcool et réussir votre sevrage

L’alcoolisme est une dépendance très répandue, et le sevrage est redouté par ceux qui en souffrent. Les signes de sevrage de l’alcool peuvent être nombreux : transpiration excessive et constante, maux de tête ou vertiges en un clin d’œil, fatigue extrême, sensation de manque… Malgré la dépendance et la difficulté d’y mettre fin, vous pouvez réussir à vous désintoxiquer calmement de l’alcool et des autres boissons alcoolisées. Voici 6 étapes qui vous permettront de mettre fin à votre dépendance à l’alcool.

Le résumé de l’article :

  1. Quelles sont les conséquences du sevrage de l’alcool ?
  2. Comment arrêter complètement de boire ?
    1. Étape 1 : prendre conscience de sa dépendance à l’alcool
    2. Étape 2 : trouver la motivation pour entamer un sevrage alcoolique
    3. Étape 3 : faire le point sur votre consommation d’alcool avec un addictologue
    4. Étape 4 : Suivre un traitement si nécessaire
    5. Étape 5 : Rejoignez un groupe de soutien
    6. 6e étape : suivez une thérapie individuelle pour vous aider dans votre sevrage .

Quelles sont les conséquences du sevrage alcoolique ?

C’est très courageux de prendre la décision d’arrêter de boire. Les effets du sevrage de l’alcool sont nombreux et commencent rapidement après quelques heures sans boire une goutte, et atteignent leur maximum dans les 24 heures. Après 72 à 48 heures, ils sont moins évidents. Ces symptômes de sevrage peuvent durer jusqu’à 10 jours :

  1. Transpiration excessive
  2. Un malaise ou une sensation
  3. Une grande fatigue
  4. Tremblements
  5. Anxiété
  6. Insomnie

Bien que ces symptômes ne soient pas nécessairement dangereux, des cas graves de l’état connu sous le nom de delirium of tremens ont été signalés.

Cette affection est fréquente après un sevrage brutal d’alcool et peut provoquer des hallucinations ou un délire, ainsi qu’une confusion et peut être associée à de la fièvre. Bien que rare, ce symptôme est un signe de la gravité du sevrage alcoolique et il est fortement recommandé d’être traité par un addictologue avant de commencer le sevrage alcoolique.

Le délai de sevrage de l’alcool est propre à chaque personne, mais il doit être achevé dans un délai de 6 à 1 an.

Comment puis-je arrêter de boire complètement ?

Il est possible d’arrêter de boire de l’alcool :

  1. Prendre conscience de son alcoolisme
  2. Trouvez la motivation nécessaire pour entamer le processus d’abandon de l’alcool.
  3. Examinez vos habitudes de consommation avec un addictologue
  4. Suivez un traitement pour le sevrage de l’alcool si vous le jugez nécessaire.
  5. Trouvez un groupe de soutien
  6. Trouver une thérapie individuelle pour faciliter votre sevrage

Étape 1 : Prendre conscience de son alcoolisme

L’étape initiale consiste à reconnaître votre dépendance. Il faut savoir que les Français sont connus pour être de grands buveurs, et il est évident qu’il n’est pas facile de savoir où se situe la limite quand on vit dans un pays où la consommation d’alcool est encouragée.

Certaines personnes qui boivent du vin et du champagne « festifs » ou « de connaisseur » peuvent penser qu’il s’agit d’une consommation unique, mais en réalité, une fois la comptabilité terminée, on peut découvrir que l’alcool est consommé toute la semaine, même à chaque repas.

La dépendance à l’égard de l’alcool se manifeste par divers indicateurs, notamment :

  1. Un désir insatiable de boire de l’alcool (vin champagne, champagne, vodka, bière.) ..) ;
  2. Un comportement  » trop festif  » qui trouve de nombreuses excuses pour boire de l’alcool ;
  3. Une consommation quotidienne
  4. Les commentaires de votre entourage sur vos habitudes de consommation (« Vous buvez trop souvent » – « Vous êtes bizarre à boire ») ou un entourage qui ne veut pas vous voir lors d’événements où de l’alcool est servi ;
  5. les expériences négatives liées à l’alcool : perte de contrôle de la consommation, conflits ou absences au travail en raison des effets d’une consommation antérieure ou du jour même, par exemple.

Pour certaines personnes, une fois la dépendance à l’alcool établie, vous pouvez ressentir des tremblements et une transpiration intense. Ceux-ci surviennent lorsque vous réduisez votre consommation d’alcool. Les nausées, la tachycardie et parfois les vomissements sont également des indicateurs d’une dépendance grave à l’alcool.

En plus des signes physiques en plus, il existe une deuxième piste et c’est celle des signes psychologiques qui accompagnent ou qui ont été de véritables déclencheurs de cette dépendance, comme par exemple la dépression qui est sans être accompagnée par un psychologue ou un médecin, ou des problèmes relationnels comme une rupture perte d’un être cher ou un profond sentiment de solitude, un manque de confiance en soi….

Lire aussi  Sortir de la dépendance affective : 5 conseils pour arriver à vous libérer

Lisez aussi les étapes pour arrêter de fumer du premier coup.

Étape 2 : Trouver la motivation pour entamer un sevrage.

Il peut être difficile de se motiver à arrêter de boire pendant une longue période La raison de cette dépendance est de soulager la douleur. Elle se manifeste par des symptômes physiques et psychologiques intenses et il n’est pas rare que vous ne parveniez pas à trouver la motivation nécessaire pour arrêter.

Il existe de nombreux avantages à arrêter de boire qui vous permettront de trouver la motivation intérieure :

  1. Commencer à sevrer de l’alcool peut augmenter la longévité de votre vie ! Ce n’est pas évident, mais arrêter de boire de l’alcool peut augmenter votre espérance de vie, tout en réduisant considérablement les risques de développer un problème de santé grave lié à la consommation d’alcool.
  2. L’abandon de l’alcool peut également vous aider à perdre du poids. L’alcool perturbe les hormones, que vous soyez un homme ou une femme. L’hormone qui provoque la faim est élevée et vous consommez plus de nourriture qu’une personne moyenne. Cela peut affecter votre glycémie et votre taux d’insuline, et augmente également votre risque de développer un diabète. Au final, tous les signaux sont perturbés et vous prenez du poids.
  3. Lorsque vous arrêtez de boire et que vous évitez l’alcool, vous aidez votre foie à vivre plus longtemps : vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais votre foie joue un rôle essentiel pour votre organisme ! Lorsque vous buvez des quantités excessives d’alcool, le foie est incapable d’accomplir sa tâche et en souffre. Cela peut provoquer des lésions connues sous le nom de dommages au foie. L’une des plus graves et des plus connues étant la cirrhose.
    Vous augmentez votre risque de développer des maladies graves telles que l’accident vasculaire cérébral, le cancer et le diabète.
  4. Le sevrage de l’alcool vous donne la possibilité de restaurer vos fonctions cognitives. L’abus d’alcool peut agir comme un anesthésiant pour votre cerveau, entraînant un rétrécissement des neurones. Au fil du temps, certaines cellules cérébrales pourraient disparaître. Les consommateurs d’alcool qui ont bu régulièrement pendant 10 à 15 ans peuvent avoir perdu plus de 10 % de leur tissu cérébral. Cela augmente le risque de développer une démence.
  5. Le sevrage alcoolique vous aide à mener une vie plus épanouie, à commencer par le sommeil, qui est considérablement perturbé lorsque votre organisme est exposé à un niveau élevé de consommation d’alcool. Une consommation excessive d’alcool peut perturber votre cycle de sommeil, ce qui se traduit par des soirées sans sommeil et une somnolence tout au long de la journée.
  6. En plus du sommeil, l’abus d’alcool peut provoquer de l’anxiété à un degré important. Même si les premiers effets d’une consommation excessive d’alcool peuvent sembler bénéfiques, notamment sur votre humeur, en réalité, l’alcool est un puissant dépresseur qui rend l’individu plus enclin à l’anxiété.

Il est bon de le savoir.

Chaque année, entre 25 000 et 30 000 personnes se voient diagnostiquer un cancer dû à leurs habitudes de consommation d’alcool. Cela inclut le cancer du foie ainsi que le cancer colorectal, le cancer digestif et le cancer de l’œsophage. Si votre foie est endommagé, vous serez probablement épuisé et vous aurez tendance à prendre du poids. Même si vous buvez depuis longtemps et que vous n’avez pas atteint le stade où il tarde à se régénérer, il suffit du début du sevrage de l’alcool pour qu’il se régénère.

Étape 3 : Examinez votre consommation d’alcool avec un addictologue

Avant d’arrêter de boire et d’entamer un véritable processus de sevrage, vous devez en discuter avec votre médecin ou un addictologue. Il s’agit d’une bonne pratique pour toutes les addictions, et pas seulement pour celles résultant de la consommation de drogues.

Comme vous l’avez compris, l’alcoolisme peut avoir des effets néfastes sur votre corps, mais aussi sur votre cerveau, et un sevrage brutal qui n’est pas pris en charge peut avoir de graves conséquences pour votre santé. Si vous avez peur d’être jugé, sachez que cela n’arrivera jamais. C’est une décision extrêmement courageuse que d’arrêter une habitude.

Lire aussi  Le SCORE EISINGER, une méthode efficace pour atteindre vos objectifs

Il est possible de commencer par en parler à son médecin traitant ou à un professionnel de santé de confiance qui pourra vous orienter vers un addictologue. Un addictologue est en mesure de prendre des mesures spécifiques à vos besoins et à votre personnalité.

La façon typique de commencer votre traitement est de prendre rendez-vous avec votre médecin, qui effectuera un examen de votre santé comprenant des analyses de sang, ainsi que des échographies des organes du corps qui pourraient être endommagés par la consommation excessive d’alcool (notamment des échographies du foie).

Une fois ces premiers examens terminés, votre médecin vous recommandera probablement de consulter un psychologue ou, s’il est formé dans ce domaine, de mener une étude psychologique pour déterminer la raison pour laquelle vous buvez autant.

Certaines personnes sont alcooliques en raison d’une vulnérabilité inhérente à la génétique, mais d’autres le sont parce que la boisson les aide à combler un vide, une absence, ou à surmonter des expériences difficiles et douloureuses comme la perte d’êtres chers ou une perte personnelle ou professionnelle, un énorme déficit de confiance et un isolement étouffant…

Il est donc essentiel de comprendre les causes psychologiques de la dépendance pour les éliminer et prévenir les rechutes.

Dans la majorité des cas, le traitement est de niveau ambulatoire, ce qui signifie que votre routine quotidienne n’est pas affectée et que vous pourrez vous rendre aux rendez-vous de suivi dans un hôpital ambulatoire. Comme le traitement peut être multidisciplinaire, vous aurez probablement des rendez-vous supplémentaires en dehors de l’hôpital avec les médecins les plus compétents pour votre situation particulière.

C’est bon à savoir.

Dans les cas les plus graves, ou les plus complexes, le médecin addictologue peut proposer une hospitalisation de plusieurs jours ou semaines pour vous permettre de vous détendre et de rétablir votre santé mentale et physique. Le médecin peut également prescrire d’autres traitements ou des traitements à plus long terme. Les médicaments pour le sevrage peuvent vous aider Méfiez-vous de l’envie de boire…

Étape 4 : Suivre un traitement si nécessaire

Il existe actuellement trois traitements acceptés pour la dépendance à l’alcool qui peuvent être prescrits par un médecin pour traiter le sevrage de l’alcool.

Il s’agit de l’acamprosate, de la naltrexone et du disulfirame. Les deux premiers, l’acamprosate ainsi que la Naltrexone, sont généralement employés comme médicaments de première ligne pour empêcher votre corps d’avoir envie d’alcool ou de rechuter dans un court laps de temps.

L’acamprosate est un traitement qui ne présente aucune contre-indication, et c’est généralement le traitement choisi pour commencer le sevrage de l’alcool chez tous les patients dépendants de l’alcool.

Pour l’utilisation de la naltrexone, il existe cependant des contre-indications. En effet, ce médicament n’est pas recommandé à une personne dépendante aux opioïdes ou recevant un traitement de substitution. La naltrexone a un effet « récompense » et est donc recommandée aux personnes qui souffrent d’une consommation impulsive d’alcool, par exemple après un événement stressant.

Le disulfirame est un traitement de deuxième intention qui est généralement prescrit aux patients qui n’ont pas répondu aux traitements précédents. Comme il s’agit d’un médicament présentant un certain nombre de contre-indications, il ne doit être considéré comme une option de dernier recours que pour les personnes qui ont échoué dans leurs traitements précédents et qui disposent d’un entourage favorable (soutien de la famille, d’un conjoint ou d’amis proches, etc.)

Il est essentiel de garder à l’esprit que ces thérapies sont toujours administrées avec le rendez-vous de suivi avec un addictologue. Chaque traitement a des limites et des indications dont il faut tenir compte. Pour certains traitements, il est possible de continuer à boire un peu d’alcool, mais cela n’est pas recommandé en raison des effets « sédatifs » que la combinaison de deux substances peut avoir sur votre organisme.

De nouvelles méthodes de traitement du sevrage font l’objet de recherches et sont extrêmement prometteuses. Elles pourraient arriver sur le marché dans peu de temps et leur efficacité sera supérieure à celle des traitements existants. Il est possible d’en discuter avec votre spécialiste en toxicomanie.

Lire aussi  L'importance de la Réanimation Cardio-Pulmonaire

5. 5. Rejoignez un groupe de soutien

Les groupes de soutien constituent un traitement efficace pour surmonter le sevrage de l’alcool.

Il s’agit d’un type particulier de soutien qui va au-delà de la thérapie individuelle et vous permet d’obtenir une écoute, une compréhension et un solide soutien moral. Si vous êtes alcoolique et que vous devez combattre votre envie de boire, vous devrez également faire face à vos émotions ainsi qu’à vos problèmes relationnels et au reste de votre vie, sans le seul sauveur que vous aviez à votre disposition : l’alcool.

Tous ces sujets sont abordés au sein d’un groupe de soutien, et il a été prouvé que deux tiers des personnes qui boivent ont réussi à arrêter de boire après avoir fréquenté un organisme de soutien.

Voici quelques groupes d’entraide que vous pouvez utiliser : Joie et sante – alcool ecoute, La croix Bleue, Alcooliques anonymes, Vie libre, Alcohol assistance ou Les amis de la sante.

Il existe également des groupes locaux au niveau de l’État et de la région, alors n’hésitez pas à en parler à votre spécialiste en toxicomanie ou à la mairie. Il n’existe pas seulement des groupes de soutien pour les personnes alcooliques, mais aussi pour les personnes qui vous sont proches.

Étape 6 : Suivez une thérapie individuelle pour vous aider à surmonter le sevrage

Il existe de nombreuses thérapies et si vous choisissez de travailler en consultant un psychologue ou un autre professionnel de la santé, vous aurez l’embarras du choix : les thérapies cognitives et comportementales, la PNL, la gestalt, la méditation… Chacune d’entre elles peut être plus ou moins adaptée à vos besoins spécifiques et à votre personnalité.

Nous vous suggérons en particulier les TCC, des traitements cognitifs et comportementaux qui ont montré de grands résultats dans le traitement des problèmes de dépendance.

Dans la majorité des cas d’alcoolisme, la thérapie avec un psychologue spécialisé dans les addictions est cruciale. Le psychologue sera à l’écoute et créera ce que l’on appelle l’alliance thérapeutique, également appelée alliance, un lien indispensable pour atteindre l’objectif d’arrêter de boire.

Les thérapies cognitives et comportementales sont aussi appelées thérapies brèves. Elles permettent d’identifier l’origine du problème. Les traitements peuvent durer jusqu’à quelques semaines, et se déroulent généralement sur 5 à 6 séances.

Un autre point positif est le fait que les traitements en ligne sont incroyablement efficaces pour combattre l’alcoolisme. En effet, les traitements en ligne ont beaucoup plus de chances d’être suivis de près par les patients car, outre la suppression des obstacles physiques (déplacements, changements d’horaires, etc.), les obstacles psychologiques peuvent également être supprimés.

Les patients se sentent moins surveillés car ils sont moins scrutés et peuvent parler de leurs problèmes et de leurs préoccupations. Ces traitements sont tout aussi efficaces que les thérapies en cabinet, car ils sont administrés par des psychologues et fonctionnent selon les mêmes principes.

Des chercheurs de l’université VU d’Amsterdam ont mené une étude sur l’efficacité des traitements en ligne pour le sevrage de l’alcool et ont constaté qu’ils étaient tout aussi efficaces. De nombreux patients ont pu maintenir leur consommation d’alcool à des niveaux extrêmement bas et généralement acceptables.

Les choses à garder à l’esprit

La dépendance à l’alcool peut être traitée, et arrêter de boire nécessite une stratégie pour y parvenir. sevrageSi vous cherchez à passer par là. Arrêter de boire toute la nuitCe n’est pas facile n’est pas facile, il est donc préférable d’y aller doucement, et d’être assisté par des professionnels de la santé. Si vous souhaitez faire le premier pas pour commencer un traitement de sevrage alcoolique en ligne, consultez notre page sur les psychologues pour plus d’informations sur leur expertise et leurs caractéristiques ou vous pouvez joindre notre conseiller E-santé pour connaître le fonctionnement de notre thérapie par messagerie et les façons dont elle pourrait vous aider à surmonter votre sevrage alcoolique.

%d blogueurs aiment cette page :