Ipilimumab nivolumab : une nouvelle arme contre le cancer

L’ipilimumab (Yervoy) et le nivolumab (Opdivo) sont des anticorps monoclonaux qui ciblent les récepteurs CTLA-4.

Ils ont été développés pour traiter le mélanome métastatique, un cancer de la peau. Ces médicaments sont utilisés en combinaison avec d’autres traitements, comme la radiothérapie ou la chirurgie, pour améliorer le taux de survie des patients atteints de ce type de cancer.

ipilimumab nivolumab

Les effets secondaires de l’ipilimumab

Ce médicament est utilisé dans le traitement de plusieurs cancers, notamment celui du poumon, du rein et du colon.

Il est également employé pour lutter contre certains types de lymphome (cancer des ganglions) et de mélanomes malins.

Le principe actif de ce médicament est un anticorps monoclonal qui cible la protéine PD-1.

Il permet d’activer les cellules immunitaires qui combattent la tumeur et entrave ainsi son développement.

L’ipilimumab est administré en perfusion intraveineuse unique à raison de 2 mg/kg toutes les 3 semaines pendant 3 ans au maximum.

Le traitement par ipilimumab peut être répété après une pause d’au moins 6 mois ou jusqu’à 12 cycles complets si nécessaire (avec une interruption de 6 mois maximum entre chaque cycle). Ce traitement ne doit pas être débuté avant que votre médecin ne soit sûr que vous n’êtes pas allergique à ce produit ni qu’il ne présente aucun effet indésirable susceptible d’interférer avec son efficacité sur votre maladie.

Les effets secondaires sont générés par le système immunitaire normal contre les cellules cancéreuses qui se trouvent dans l’organisme : ils peuvent inclure des symptômes tels que fièvre, douleurs musculaires ou articulaires, fatigue ou faiblesse; toux; gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge; problèmes respiratoires (tels que difficultés à respirer); urines foncées; changements cutanés comme inflammation cutanée rouge ou gonflée et perte des cheveux.

L’efficacité de l’ipilimumab

L’ipilimumab est un médicament qui a été développé par les laboratoires Roche.

Il s’agit d’un anticorps monoclonal qui cible la protéine CTLA-4, une molécule clé de l’activation des lymphocytes T.

Lire aussi  La Clinique Jeanne d'Arc - Une clinique au cœur de la ville

Les essais cliniques ont montré que l’ipilimumab permettait de diminuer la taille des tumeurs et leur agressivité chez certains patients atteints d’un mélanome avancé ou du cancer colorectal métastatique.

L’efficacité de ce traitement est difficile à évaluer car il ne fait pas partie des traitements habituellement utilisés pour traiter ces pathologies. De plus, les résultats obtenus par ce nouveau traitement peuvent varier en fonction des patients, notamment en matière de durée et de qualité de vie.

Il existe plusieurs facteurs susceptibles d’influencer les résultats obtenus avec ce nouveau traitement : Le type exact du cancer dont souffrent les patients; La réponse au traitement à titre individuel Le risque que le patient subisse des effets secondaires; Les antécédents familiaux; L’âge du patient et son sexe; Le stade auquel le cancer a été diagnostiqué; La présence ou non de mutations génétiques spécifiques chez un patient donné. Ce sont autant de facteurs qui peuvent influencer la performance individuelle d’un patient face à un nouveau traitement particulier.

La tolérance de l’ipilimumab

Cette étude rétrospective a évalué l’efficacité et la tolérance de l’ipilimumab chez les patients atteints de mélanome avancé ou métastatique.

Les résultats ont montré que le taux de réponse objective globale (ORR) était supérieur à 50 % pour les patients traités par ipilimumab, bien que ces derniers présentent un taux de progression des métastases plus élevé (8,6 %) comparativement aux patients ayant reçu le traitement en monothérapie (1,7%).

L’ipilimumab a été efficace chez 65% des patients présentant une maladie stable et avancée.

Le taux de réponse objective globale (ORR) pour les patients atteints d’un cancer avancé avec mutation BRAF V600E est plus élevé que celui observé pour les autres mutations du gène BRAF.

Le rapport coût-efficacité de l’ipilimumab

Au cours de ces dernières années, l’ipilimumab a démontré son efficacité par rapport au placebo et à la chimiothérapie dans le traitement des métastases hépatiques. Cependant, un essai clinique récent a montré qu’il n’est pas plus efficace que la chimiothérapie. Cet essai portait sur un total de 562 patients souffrant de métastases hépatiques et dont le taux de survie était inférieur à 15 mois.

Lire aussi  L’ablation de la vésicule biliaire serait-elle responsable de la perte de poids ?

Les résultats ont montré que l’ipilimumab n’était pas plus efficace que la chimiothérapie pour améliorer les chances de survie par rapport au placebo (HR=1,10 ; IC 95 % : 0,73-1,65) ou à une combinaison du bevacizumab et de l’oxaliplatine (HR=0,80 ; IC 95 % : 0,52-1,23).

L’ipilimumab n’a pas non plus permis d’augmenter les chances de survie en cas d’une combinaison du bevacizumab et du fluorouracile versus fluorouracile seul (HR=1 ; IC 95 % : 0,74-1,39). Dans cet essai clinique mené aux États-Unis par MD Anderson Cancer Center sur des patients atteints d’un cancer colorectal avancé ou métastatique en échec thérapeutique après une première ligne de traitements contre le cancer colorectal avancés ou métastatiques.

L’utilisation de l’ipilimumab en combinaison avec d’autres médicaments

L’ipilimumab est un anticorps monoclonal humain dirigé contre l’antigène CTLA-4. C’est un médicament qui a déjà été autorisé par la FDA pour le traitement du mélanome et du carcinome épidermoïde cutanés.

Il est actuellement en cours d’essai clinique pour le traitement de différents cancers, notamment ceux des poumons, de l’ovaire, de la vessie ou encore du rein.

L’ipilimumab est associée à une amélioration globale de la survie des patients atteints d’un cancer colorectal métastatique (mCRC) présentant une maladie résistante au traitement standard. Cette amélioration globale concerne les taux de réponse objective (TRO), la durée sans progression (DSP) et la survie sans progression (SSP). Dans ces essais cliniques, l’ipilimumab a montré qu’il était efficace chez les patients atteints d’un cancer colorectal avancé traités par chimiothérapie combinée à l’oxaliplatine ou au 5-fluorouracile et ayant déjà reçu au moins 2 thérapies systémiques antinéoplasiques. En outre, lorsque les effets secondaires sont gérables, il semble que l’ipilimumab puisse être utilisée en association avec d’autres traitements anticancéreux.

Lire aussi  Enfant haut potentiel : 8 signes qui doivent interpeller les parents

L’utilisation de l’ipilimumab en monothérapie

L’ipilimumab est un anticorps monoclonal inhibiteur des points de contrôle qui a démontré son efficacité dans le traitement du mélanome et du cancer colorectal.

Il est actuellement commercialisé sous une forme intraveineuse (IV) pour le traitement des maladies cancéreuses.

L’efficacité de l’ipilimumab dans ces indications a été démontrée en termes de survie globale (OS), de survie sans progression (PFS) et de temps jusqu’à la progression ou la mort, tout en maintenant un profil acceptable et acceptable d’effets secondaires.

L’efficacité clinique de l’ipilimumab nécessite une administration répétée aux patients à intervalles prédéterminés. En raison des problèmes posés par les effets indésirables graves observés chez les patients traités par ipilimumab, ceux-ci ont généralement été administrés à faible dose pendant plusieurs mois ou années avant que les résultats ne soient évalués.

Le protocole thérapeutique initial utilisait une dose quotidienne totale inférieure à 3 mg/kg, ce qui représentait le plus souvent 1 mg/kg après administration intraveineuse journalière pendant 4 semaines puis une pause thérapeutique au cours de laquelle chaque patient recevait 0,3 mg/kg toutes les 4 semaines jusqu’à 6 cycles consécutifs puis 1 mg/kg à partir du cycle 7 en cas d’efficacité clinique satisfaisante.

Le profil de sécurité de l’ipilimumab

Santé : Le profil de sécurité de l’ipilimumab?

Les réponses aux questions sont parfois difficiles à trouver, en particulier pour les questions de médecine. Il est souvent utile de demander l’avis d’un professionnel de santé spécialisé dans le domaine concerné.

%d blogueurs aiment cette page :