Blessure de rejet : 12 signes pour la reconnaître

La blessure de rejet est l’une des cinq blessures émotionnelles existantes. Elle est généralement déclenchée dans les premières années de l’enfance. Le sentiment de rejet est si intense que la blessure peut endommager les fondements de l’identité Les dommages se manifesteront à l’âge adulte Il en résulte un sentiment d’être indésirable dans un groupe, un désir incessant de reconnaissance et une attitude de peur. Cette blessure peut représenter un réel danger pour notre bien-être, elle peut être cachée et se développer sans que personne ne s’en aperçoive. Comment la reconnaître ?

Dans cet article, vous découvrirez 12 indicateurs d’une blessure de rejet.

Résumé de l’article :

  1. Qu’est-ce qu’une blessure de rejet ? (définition)
  2. Comment savoir si vous avez une blessure de rejet ?
    1. Signe 1 : les comportements d’évitement
    2. Signe 2 : le masque social
    3. Signe 3 : anxiété chronique
    4. Signe 4 : l’isolement
    5. Signe 5 : états dépressifs
    6. Signe 6 : colère implosive
    7. Signe 7 : immaturité émotionnelle
    8. Signe 8 : type de personnalité dépendante
    9. Signe 9 : recherche d’une image du parent
    10. Signe 10 : burn-out
    11. Signe 11 : faible estime de soi
    12. Signe 12 : Sentiment d’espace émotionnel vide

Définition Qu’est-ce qu’une blessure de rejet ?

La blessure de rejet est une blessure émotionnelle. Une personne qui a une blessure de rejet éprouve le sentiment d’être méprisée et de ne pas être reconnue par les autres. Cela l’empêche de se développer. Le rejet est considéré ici comme un type de dédain, de mépris ou de dénigrement.

On l’appelle aussi la blessure de la non-reconnaissance. Elle fait partie de la famille des cinq blessures émotionnelles avec la blessure d’abandon, la blessure d’injustice, la blessure d’humiliation et la blessure de trahison.

La blessure se déclenche au cours des premières années de la vie, lorsque les fondements de la maturité émotionnelle sont développés. Le traumatisme du rejet découle généralement d’un traumatisme survenu dans l’enfance. Le traumatisme émotionnel du rejet peut être traumatisant pour l’enfant. Le traumatisme du rejet sera réactivé plus tard et répété tout au long des années, qu’il s’agisse d’un rejet sentimental, professionnel ou même amical…

La blessure de rejet peut persister à l’adolescence et même à l’âge adulte, par exemple à cause du manque de respect ou du harcèlement à l’école ou au travail et dans les relations avec les proches.

La blessure de rejet peut provoquer des mécanismes de défense et une rupture dans le processus d’identification de soi, d’être soi et dans la manière d’interagir avec les autres.

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Comment reconnaître les signes de rejet ?

La personne qui souffre de cette blessure a le sentiment d’être ignorée et de ne pas être reconnue ou intégrée comme si elle appartenait à quelqu’un ou à quelque chose.

La blessure de rejet affecte le bien-être psychologique et peut provoquer des douleurs émotionnelles ainsi que des troubles. Elle se manifeste par une variété de signes qu’il est essentiel de reconnaître.

Dans le processus de guérison d’une blessure causée par le rejet, il est essentiel de la reconnaître et d’être capable de la reconnaître. Sans conscience de la blessure, la personne manifestera des réactions et ne sera pas en mesure d’agir sur elle ou de la guérir. Certaines personnes vivent toute leur vie avec une blessure émotionnelle en elles.

Voici les symptômes d’une blessure que l’on peut observer chez une personne qui en souffre.

  1. Comportements d’évitement
  2. Masquage social
  3. Anxiété chronique
  4. Isolement
  5. États dépressifs
  6. Colère implosive
  7. Émotions immatures
  8. Types de personnalité dépendante
  9. Recherche d’une image parentale
  10. Burn-out
  11. L’estime de soi est faible.
  12. Sentiment de vide émotionnel

Signe 1 : comportements d’évitement

À l’âge adulte, le signe le plus évident d’une blessure due au rejet est le développement d’un comportement évitant ou insincère de la part de l’individu. La personne a tellement peur d’être rejetée qu’elle hésite à s’engager dans une relation ou à en faire partie. Il s’agit d’un mécanisme de défense efficace.

La personne qui en souffre créera une distance importante entre elle et les autres ainsi qu’à l’égard de ses propres besoins qu’elle ne prend pas en considération.

Le déni est assez fréquent, tout comme la fuite, que ce soit par rapport à soi-même ou aux autres. La personne est susceptible de se retirer et d’éviter tout ce qui pourrait lui nuire sur le plan affectif ou émotionnel.

De la même manière, la personne a une peur incessante de déranger les gens et préfère travailler seule, de peur d’être jugée, ce qui l’amène à ne pas exprimer ses besoins et à s’épuiser.

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Ce mécanisme mental est souvent soutenu par un autre qui lui permet de cacher qui elle est vraiment : le masque social.

2. Signe 2 : le masque social

Les blessures du rejet sont généralement dissimulées par une apparence. On parle parfois du masque de la dérobade. Il s’agit d’un mécanisme de défense différent qui permet à une personne de fuir la réalité sans être pleinement elle-même. Il existe deux cas de figure.

D’abord, l’individu met en place les bonnes stratégies pour se sentir à sa place et se comporter de telle ou telle manière dans une situation, afin que les gens soient en mesure de l’apprécier et de l' »aimer ». Cependant, au bout d’un certain temps, la personne cesse d’être consciente de qui elle est vraiment. Le masque de la socialisation est nuisible car il devient trop lourd et la personne n’exprime jamais qui elle est vraiment.

La deuxième raison est le fait que la personne qui a subi une blessure de rejet est incapable de s’engager dans des relations. Cela l’empêche de créer un lien affectif, d’être authentique et d’être présente dans la relation.

Au final, elle peut adopter des positions neutres, ou ne pas exprimer son opinion et se sentir ensuite coupable d’un manque de confiance. En vacillant constamment et en restant dans sa propre coquille, la personne devient transparente car elle n’a pas la confirmation qu’elle est présente physiquement mais n’est pas activement impliquée dans la relation.

Après avoir porté le déguisement pendant un certain temps, l’identité se perd. Il est extrêmement difficile de reconnaître qui elles sont vraiment, car elles passent beaucoup de temps à effectuer des tâches pour d’autres personnes, à reconnaître leurs besoins et à être capables de les satisfaire. En revanche, elles ne respectent pas toujours les leurs.

Porter ce masque en permanence en contact étroit avec les autres suggère une charge mentale élevée et est souvent lié à des troubles anxieux.

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3 : L’anxiété chronique. 3 : L’anxiété chronique

Les troubles anxieux sont typiques dans les cas de blessures par rejet. Le traumatisme émotionnel peut amener une personne à se sentir constamment critiquée par les autres lorsqu’elle tente de s’exprimer. Elle est facilement déstabilisée, notamment lorsque les choses ne se passent pas comme elle l’espère.

En s’auto-sabotant par peur d’être rejeté et en anticipant chaque événement à chaque instant, l’anxiété devient de plus en plus prégnante dans la vie quotidienne : la possibilité de souffrir d’un trouble anxieux généralisé est importante.

En effet, l’anxiété qui découle du fait d’être rejeté affecte gravement la vie quotidienne, car les troubles anxieux sont une maladie psychologique qui peut avoir des effets physiques et psychologiques importants.

Le risque est que, progressivement, la personne se retire davantage de son propre monde et s’isole davantage du monde qui l’entoure.

4. Signe 4 : l’isolement

En proie à l’anxiété et à la peur de perdre quelqu’un d’autre (qui devient si intense et persistante), la personne va souvent se retirer des interactions sociales pour se protéger de la souffrance. Le sentiment d’isolement peut alors être très constant et augmenter les croyances de la personne qui sont liées à ses blessures de rejet en pensant, par exemple, « Personne ne se soucie de moi ».

C ‘est un signe d’isolement à prendre en compte car c’est un indicateur crucial de la blessure de rejet qui peut s’accompagner de divers états mentaux à surveiller, pouvant déclencher un désengagement social et notamment des troubles dépressifs.

5. Signe 5 : états dépressifs

La personne est constamment en désapprobation d’elle-même et ne reconnaît pas correctement ses besoins. Ces besoins restent sans réponse et la personne ne sera pas toujours en accord avec ce qu’elle désire. Lorsqu’ils ne parviennent pas à répondre aux besoins de leurs clients, ils risquent une véritable perte de sens et les dangers sont élevés, ce qui peut entraîner l’apparition de symptômes de dépression.

La dépression peut être présente dès les premières années de l’adolescence ou dans l’enfance et peut être causée par des troubles alimentaires (TDA) et des agressions, des auto-agressions (scarification et danger) ainsi que des idées suicidaires.

Cependant, la blessure de rejet peut également refaire surface plus tard dans la vie, au fil du temps ou à des moments importants de changement dans la vie de la personne.

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La dépression est généralement associée à une anesthésie émotionnelle ; cependant, à la suite d’un rejet, la colère et les accès de colère contre soi-même peuvent être une possibilité.

C’est bon à savoir.

La sensation de rejet vécue dans les premières années de l’enfance qui est à l’origine de la blessure pourrait être le résultat de :

  • D’un manque d’affection et de tendresse, d’un manque d’attention et d’indifférence, d’un dénigrement par les parents ou ceux qui représentent le rôle parental.
  • De la maltraitance ;
  • Des différences de traitement entre frères et sœurs ;
  • L’amour parental est conditionné au fait que l’enfant soit serviable, gentil et bon… C’est ce qui arrive aux parents qui sont extrêmement exigeants : l’enfant n’est jamais satisfait ;
  • La communication n’est pas toujours claire ou interactive (sentiment d’être constamment jugé, peur de s’exprimer…) ;
  • Ne pas être écouté, notamment sur le plan émotionnel ;
  • Sentiment que ses opinions ne sont pas acceptées.

Signe 6 : colère implosive

Les personnes dont l’estime de soi est blessée ont souvent du mal à s’exprimer et à dire ce qui ne va pas et ne leur convient pas. Elles organisent et ravalent leur frustration et sont prêtes à subir des conséquences pour la supprimer.

En arrêtant l’extériorisation de la colère, leur expression refoulée risque de se transformer en symptômes. Cette angoisse de s’affirmer provient de la cicatrice du rejet ainsi que de la peur d’être rejeté et de l’expression de celui-ci.

L’inhibition de la colère est l’une des stratégies déclenchées par la peur d’avoir à vivre la douleur causée par les blessures émotionnelles. Cependant, c’est la personne qui se rejette elle-même, mais sans jamais s’en rendre compte.

L’incapacité à gérer correctement ces situations est souvent le signe d’une impermanence émotionnelle.

Signe 7 : Immaturité émotionnelle

Le traumatisme émotionnel, s’il est découvert tôt, peut laisser l’enfant dans un état indéfini d’impermanence émotionnelle. L’individu continue à être émotionnellement un enfant même à l’âge adulte parce que son développement émotionnel n’a pas pu se faire pendant les premières années de l’enfance. La personne se retrouve alors à l’âge adulte avec des comportements non développés.

Pour aller de l’avant, il est essentiel de rétablir le mouvement vers la croissance souhaitée. En cas de susceptibilité chez une personne qui ne sait pas bien gérer les réflexions, par exemple, il est probable que cela soit dû à la stigmatisation qu ‘elle a subie.

Il est essentiel d’en être conscient, car à long terme, ce manque de maturité est préjudiciable tant pour l’individu que dans ses interactions avec les autres. Il est, en effet, extrêmement difficile pour lui de communiquer et d’établir un authentique sentiment de complicité.

En outre, il est probable que la grande majorité des relations, et en particulier celles qui impliquent l’amour, soient colorées par la dépendance émotionnelle.

Signe 8 : Le type de personnalité dépendant

La blessure du rejet pourrait causer une telle douleur que l’individu souffre maintenant de l’état de trouble de la personnalité dépendante qui se caractérise par la dépendance émotionnelle.

La personne manifeste un énorme désir de se sentir reconnue et d’appartenir à un groupe et elle regardera autour d’elle et chez les autres pour voir ce qu’ils ne croient pas qu’elle puisse faire en elle.

L’apathie émotionnelle chez une personne blessée par le rejet est importante. Elle est en proie à une grave insécurité qui affectera toute sa vie et il lui sera extrêmement difficile de faire confiance aux autres de peur d’être rejetée.

Le traumatisme du rejet peut également causer des dommages au sein du couple. La jalousie folle est l’un des symptômes de la blessure gonflée par le rejet qui étouffe et anesthésie la relation au point de la faire souffrir et même de déclencher la rupture.

Ce type d’état de jalousie peut être observé dans les interactions professionnelles ou amicales. De plus, les personnes qui souffrent d’une blessure de rejet ont tendance à chercher des parents autour d’elles.

Signe 9 : La recherche d’une imago des parents

Les personnes qui souffrent d’une blessure de rejet peuvent préférer un parent qu’un adulte dans leurs relations. Peu importe que ce soit dans les relations, en amour ou même au travail : c’est l’élément manquant des premières années qui est maintenant recherché.

Cependant, leur abstention continuelle ne leur permet pas d’exprimer leurs désirs ou d’accepter certains aspects de la relation comme les compliments. Il est constamment ignoré et rejeté par la personne, et il se ridiculise lorsqu’il en reçoit. Pourtant, son désir d’être reconnu est énorme ; cependant, elle ne sait pas comment transmettre sa gratitude.

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Au final, elle aura tendance à s’investir plus qu’elle ne le devrait pour le plaisir d’être aimée.

10 : Burn-out. 10 : Burn-out

À force de performer, les personnes qui souffrent d’une blessure à l’estime de soi sont d’excellents candidats au burn-out. Leur désir de reconnaissance est immense et elles feront tout pour rendre les autres heureux et réparer la blessure émotionnelle qui n’est jamais guérie.

Cependant, ce désir vise la reconnaissance de leur propre personne. Mais dans le contexte du travail, être capable d’apprécier une performance, c’est reconnaître ce qui a été accompli : il ne s’agit pas de reconnaître l’individu en tant que personne ou de l’aimer.

Cela est généralement associé à un intense sentiment d’injustice qui fait que la personne se sent obligée de partager les choses qu’elle a faites (remettre une demande au bon moment, etc.) dans le cas où elle ne croit pas être reconnue pour le travail qu’elle a fait, ce qui est déstabilisant.

Or, cette reconnaissance n’étant jamais satisfaite, elle conduit lentement à une estime de soi troublante.

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Signe 11 Faible estime de soi

Entre ce qu’un individu croit de lui-même et la réalité, il y a un grand écart. La personne qui a une blessure émotionnelle de rejet n’est pas égocentrique. C’est elle qui est en guerre contre elle-même et, par conséquent, elle est susceptible de croire que les autres personnes pensent la même chose d’elle.

Il existe une myriade d’actes d’auto-sabotage et d’auto-reproche « Je suis insignifiant, je ne suis pas assez, et mes actions ne sont jamais assez adéquates ». L’autocritique est généralement malsaine. En raison d’une tendance à sous-estimer sa propre valeur, on est susceptible de se poser régulièrement des questions sur soi-même, ce qui a un effet négatif sur la confiance en soi.

C’est une bonne idée de savoir.

Prendre conscience de l’image que vous avez de vous-même est essentiel pour progresser. Voici un exercice rapide à réaliser lorsque vous sentez que l’estime de soi est faible Demandez à votre entourage quelles sont les qualités qu’il admire le plus chez vous. Acceptez-les sans ressentiment et sans jugement, de manière neutre. Voyez comment vous êtes apprécié par la personne que vous êtes.

Signe 12 : Vide sur le plan émotionnel

La douleur du rejet au sein d’un couple n’est pas inéluctable et une série de déceptions sur le plan affectif peut la déclencher ou la faire naître.

Le sentiment de vide affectif est la sensation que la personne ressent par rapport aux émotions qu’elle reçoit comme si elle n’était jamais assez aimée. Le réservoir d’émotions ne semble jamais vide.

La réalité du refus d’accepter son lutin auto-méritant fait qu’il est difficile pour une personne de croire qu’elle pourrait vraiment l’apprécier pour ce qu’elle est vraiment.

Au final, cette personne fera beaucoup de choses pour l’autre, comme travailler plus dur, être plus attentif, être plus aimant… mais il est important de se rappeler que ce sont des actions qu’une personne fait pour se sentir aimée.

Cependant, l’affection et le respect qu’il espère recevoir sont basés sur ce qu’il est vraiment et non sur ce qu’il fait.

C’est bon à savoir.

Une personne qui a souffert d’une blessure à l’estime de soi se comporte comme si elle était son propre pire adversaire.

Elle construit des murs pour se préparer au rejet qu’elle pourrait subir. Cependant, ce n’est que le fruit de son imagination.

Ses défenses l’obligent à ne pas croire en son propre moi qui ne peut ni accepter ni donner ce dont il a vraiment besoin : la communication et l’affection.

La blessure émotionnelle est si profonde qu’une myriade de symptômes, de signes et de troubles peuvent se développer tout au long d’une vie. Pour la guérir, il est vital de trouver la blessure et d’en prendre conscience, ainsi que d’embrasser tout état émotionnel, même les points faibles et les faiblesses.

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