ABIGENE
Etude de pharmacogénomique visant à évaluer les relations entre les polymorphismes génétiques et l'efficacité de l'acétate d'abiratérone, chez des patients ayant un cancer de la prostate hormono-résistant

Phase : Sans

Type d'essai : Interventionnel

Etat de l'essai : Ouvert

Objectif principal

Etudier les relations entre les polymorphismes des gènes-candidats : CYP17A1, SLCO2B1 et SLCO2B3 (13 « single nucleotide polymorphisms ») et l’efficacité de l’acétate d’abiratérone (AA) en termes de survie sans progression radiologique. L’analyse de ces relations tiendra compte des facteurs histo-pronostiques (stade clinique, score de Gleason, PSA pré-thérapeutique) ainsi que de l’observance du traitement.

Objectifs secondaires

Etudier les relations entre ces polymorphismes génétiques et les effets pharmacologiques de l’Acétate d’Abiratérone selon les critères cliniques suivants :
Réponse biologique sur le taux de PSA
Survie globale.
Survie sans progression biologique basée sur le taux de PSA.
Survie sans progression symptomatique ou clinique.
Toxicité.

Etudier s’il existe une relation entre ces effets pharmacologiques et le profil génétique analysé par une approche pan-génome. Cette approche complémentaire permettrait l’identification de nouveaux polymorphismes génétiques associés à l’activité de l’AA, permettant ainsi d’affiner la prédiction de la réponse au traitement.
Explorer s’il existe un lien entre les polymorphismes du gène CYP17A1 et l’expression tumorale du CYP17A1.
Explorer s’il existe un lien entre l’évolution des taux circulants de sDHEA et d’androstenedione et la pharmacodynamie de l’AA.

Résumé / Schéma de l'étude

Il s'agit d'une étude de pharmacogénomique non randomisée et multicentrique.
Les patients reçoivent l'acétate d'abiratérone PO associé à la prednisone (ou toute autre corticothérapie) PO. Ce traitement est répété tous les jours pendant 18 mois en l'absence de progression de la maladie.

Critères d'inclusion

  1. Age > 18 ans.
  2. Adénocarcinome de la prostate confirmé histologiquement.
  3. ECOG ≤ 2.
  4. Maladie métastatique mise en évidence par la présence de métastases locorégionales, ou à distance, visualisées sur un cancer de l'abdomen et/ou du pelvis, ou sur une scintigraphie osseuse.
  5. Patient en progression après échec d’un traitement de suppression androgénique définie telle que  :
    1. Maladie progressive mesurable : au moins 20% d’augmentation de la somme des plus longs diamètres des lésions mesurables par rapport à la plus petite somme observée ou bien apparition d’une ou plusieurs nouvelles lésions sur le scanner.  La progression de la maladie au niveau des tissus mous est définie par les critères RECIST 1.1 modifiés (la taille des ganglions à l’inclusion doit être 2.0 cm pour être considérée comme lésion cible ou évaluable) OU
    2. Progression sur la scintigraphie osseuse : apparition d'au moins deux nouvelles lésions sur la scintigraphie OU
    3. augmentation du taux de PSA plasmatique : 2 hausses consécutives du taux de PSA documentées, par rapport à une valeur précédente de référence, obtenues au moins à une semaine d'intervalle sont nécessaires. Si la 3ème valeur du taux de PSA est inférieure à la seconde, une 4ème mesure pour confirmer l'augmentation du PSA est autorisée. Une valeur minimale de départ de 2,0 ng/mL est requise pour l'entrée dans l'étude.
  6. Au moins 28 jours devront s’être écoulés entre l’arrêt des antiandrogènes et l’inclusion. Si les patients ont débuté un traitement par agoniste de la  LH-RH, celui -ci doit être continué tout au long de l’étude.
  7. Castration hormonale confirmée biologiquement (testostérone < 0,5 ng/mL).
  8. Patient ayant des fonctions biologiques adéquates :
    1. Neutrophiles ≥ 1,5 x 109/L.
    2. Hémoglobine ≥ 9 g/dL.
    3. Plaquettes ≥ 100 x 109/L.
    4. SGOT-SGPT ≤ 2.5 x LSN.
    5. Bilirubine ≤ 1.5 x LSN.
    6. Créatinine < 150 µmol/L.
  9. Patient capable d’avaler le comprimé d’acétate d’abiratérone en entier.
  10. Information concernant l’étude donnée au patient et signature du consentement éclairé par le patient ou son représentant légal.
  11. Patient affilié à un régime de sécurité sociale.

Critères de non-inclusion

  1. Patient ayant déjà reçu de l’acétate d’abiratérone.
  2. Hypersensibilité connue ou allergie à l’acétate d’abiratérone ou à l’un de ces excipients.
  3. Patient ayant bénéficié d’au moins une ligne de chimiothérapie antérieure pour la maladie métastatique à base de docétaxel.
  4. Patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère ou modérée Classe B ou C de Child-Pugh, hépatite virale active ou symptomatique, ou troubles rénaux sévères.
  5. Radiothérapie dans les 28 jours précédant l’entrée dans l’étude.
  6. Patient avec des métastases du système nerveux central (SNC) ou ayant des antécédents de métastases du SNC.
  7. Patient traité pour un cancer autre qu’un cancer de la prostate datant de moins de 5 ans, à l’exception des carcinomes basocellulaires.
  8. Traitement dans le cadre d’un autre essai thérapeutique dans les 28 jours avant l’inclusion.
  9. Patient ayant déjà été traité par enzalutamide, orteronel, ARN509, EPI100 , abozantinib, alpharadin.
  10. Patients atteints d’hypertension artérielle non contrôlée, d’une maladie cardiaque cliniquement significative (telle qu’un infarctus du myocarde récent ou un évènement thrombotique artériel récent, un angor sévère ou instable, une insuffisance cardiaque de classe III-IV selon la NYHA ou avec une mesure de la fraction d’éjection cardiaque inférieure à 50%), dans les six mois précédant la randomisation.
  11. Toute maladie concomitante qui pourrait empêcher la participation du patient à l’étude, ou interférer avec l’interprétation des résultats de l’étude.
  12. Contre-indication permanente aux corticostéroïdes.
  13. Patients un ou des partenaires en âge de procréer, refusant d’utiliser deux méthodes de contraception efficace pendant toute la durée de l’étude et jusqu’à 13 semaines après la dernière prise du traitement.
  14. Patient non compliant ou présentant des troubles psychiatriques (actuels ou passés) ou un problème de santé sévère, aigu ou chronique qui pourrait interférer avec sa capacité à se soumettre aux conditions du protocole.
  15. Patient dans l’incapacité de donner son consentement éclairé.
  16. Les personnes vulnérables définies à l'article L1121-5 à -8, dont :
    1. Les personnes privées de liberté par une décision judiciaire ou administrative.
    2. Les personnes hospitalisées sans consentement  en vertu des articles L. 3212-1 et L. 3213-1 qui ne relèvent pas des dispositions de l'article L. 1121-8.
    3. Les personnes admises dans un établissement sanitaire ou social à d'autres fins que celle de la recherche.
    4. Les personnes majeures faisant l'objet d'une mesure de protection légale ou horsd'état d'exprimer leur consentement.

Calendrier prévisionnel

Lancement de l'étude : Avril 2013
Fin estimée des inclusions : Juin 2018
Nombre de patients à inclure : 330

Etablissement(s) participant(s)

> Centre Antoine Lacassagne (CAL)

(06) Alpes-Maritimes

Pr. Jean-Marc FERRERO
Investigateur principal

> Centre Azuréen de Cancérologie (CAC)

(06) Alpes-Maritimes

> Centre Hospitalier de Cannes Pierre Nouveau

(06) Alpes-Maritimes

Dr. Regis KAPHAN
Investigateur principal

> Institut Paoli-Calmettes (IPC)

(13) Bouches-du-Rhône

Dr. Gwenaëlle GRAVIS
Investigateur principal

Coordonnateur(s)

Pr. Jean-Marc FERRERO / Dr. Gérard MILANO

Centre Antoine Lacassagne - CLCC Nice

Promoteur(s)

Centre Antoine Lacassagne - CLCC Nice

Mme Christine LOVERA

Chef de Projet

Téléphone : 04 92 03 16 18

Email : christine.lovera@nice.unicancer.fr

Dernière mise à jour le 16 avril 2018