GFM-DAC-CMML - DACOTA
Etude de phase III randomisée de Décitabine avec ou sans Hydréa, versus Hydréa seul chez les patients avec une leucémie myélomonocytaire chronique avancée

Phase : III

Type d'essai : Interventionnel

Etat de l'essai : Ouvert

Objectif principal

Comparer la survie sans événement entre les deux bras.

Les événements sont définis comme :
Le décès, quelle qu’en soit la cause.
La transformation en LAM selon les critères de l’OMS (blastes circulants > 20% ou blastes médullaires > 20% (et, pour les blastes médullaires, augmentation > 50%).
La progression de la myéloproliferation définie comme une augmentation de la taille de la rate ≥ 50% par imagerie ou doublement de la leucocytose (malgré une dose optimale de DAC ou d’HY, en l’absence d’infection concomitante), survenant ou persistant après 3 cures de DAC (ou 3 mois d’HY).

Objectifs secondaires

Comparer entre les deux bras de traitement :
La survie globale.
L’incidence cumulée de transformation en LAM.
Le taux de réponse global et le taux de réponse complète à 3 et 6 cycles.
La durée de réponse.
La toxicité (hématologique et non-hématologique).
Le coût des soins.
Les facteurs pronostiques de réponse et de survie au DAC et HY, en étudiant notamment les scores pronostiques italo-espagnol, allemand, et français et les mutations somatiques.

Résumé / Schéma de l'étude

Bras A (DAC) : Décitabine 20 mg/m2/jr intraveineux daily pendant 5 jours tous les 28 jours.
Le traitement sera poursuivi jusqu’au décès, la transformation en LAM, ou la progression de la myéloprolifération (après un minimum de 3 cycles pour ce dernier critère seulement).
L’hydroxyurée sera autorisée pendant les 3 premiers cycles,. si leucocytes > 30 x 109/L, et obligatoire si leucocytes > 50 x 109/L.

Bras B (HY) : Hydroxyurée 1 gr/jr, avec ajustements de dose (jusqu’à 4 gr/jr) pour maintenir une leucocytose entre 5 et 10 x 109/L.
Le traitement sera poursuivi jusqu’au décès, la transformation en LAM, ou la progression de la myéloprolifération (après un minimum de 3 cycles pour ce dernier critère seulement).

Le traitement sera poursuivi jusqu’à survenue d’un événement. La survenue d’un événement, et donc la sortie d’étude ne seront validés qu’après accord entre l’investigateur et le Comité de Revue des Données. Ceci a pour objectif de limiter les sorties d’essai prématurées, notamment dans le bras HY.

Critères d'inclusion

  1. Age ≥ 18 ans.
  2. Leucémie myélomonocytaire chronique évolutive définie selon les critères ci-dessous :
    1. Les critères diagnostiques de LMMC de l’OMS.
      1. Monocytose stable > 1 G/L.
      2. Absence de réarrangement bcr-abl (ou de chromosome Philadelphie).
      3. Blastes médullaires < 20%.
      4. Dysplasie sur au moins une lignée ou marqueur de clonalité ou monocytose sanguine persistant plus de 3 mois sans autre cause retrouvée.
    2. Leucocytes ≥ 13 G/L.
    3. Localisation extra-médullaire (localisation cutanée documentée, épanchement pleural ou péricardique) OU au moins deux critères de gravité parmi les suivants (adapté de Wattel et al. Blood 1996) :
      1. Blastes médullaires ≥ 5 %.
      2. Anomalie cytogénétique clonale autre que t(5;12) (q33; p13) et perte du Y.
      3. Neutrophiles > 16 G/L en l’absence d’infection active.
      4. Anémie (Hb < 10 g/dL).
      5. Thrombopénie (plaquettes < 100 G/L).
      6. Splénomégalie > 5 cm sous l’auvent costale (la taille de la rate devra être déterminée par une imagerie abdominale).
  3. Aucun traitement antérieur (à l’exception des soins de support, des ASE, ou d’un traitement par HY de moins de 6 semaines chez les patients très hyperleucocytaires).
  4. Performance status entre 0 et 2 selon l’échelle ECOG.
  5. Fonctions hépatiques et rénales préservées :
    1. Foie : bilirubine totale < 1,5 x LSN (sauf hyperbilirubinémie libre modérée par avortement intra-médullaire), ALAT et ASAT < 3 x LSN.
    2. Rein : créatinine sérique < 2 x LSN.
  6. Consentement informé recueilli.
  7. Test de grossesse négatif et méthode de contraception adéquate (y compris chez l’homme).

Critères de non-inclusion

  1. Syndrome Myéloprolifératif/Myélodysplasique autre que LMMC.
  2. Patients éligibles à une allogreffe de moelle osseuse avec donneur identifié.
  3. LMMC avec un réarrangement de PDGFβR ou t((5;12) pouvant être traité par imatinib.
  4. Femmes enceintes ou allaitantes.
  5. Performance status > 2 selon l’échelle ECOG.
  6. Pathologie systémique autre grave, y compris infection bactérienne, fongique ou virale active susceptible, d’après l’investigateur, de compromettre la sécurité du patient ou sa capacité à continuer l’étude à son terme.
  7. Antécédent de pathologie tumorale (sauf carcinome du col utérin in situ, carcinome basocellulaire limité, ou toute autre tumeur inactive depuis au moins 3 ans.

Calendrier prévisionnel

Lancement de l'étude : Octobre 2014
Fin estimée des inclusions : Décembre 2017
Nombre de patients à inclure : 168 dont 60 en France

Etablissement(s) participant(s)

> CHU de Nice

(06) Alpes-Maritimes

Dr. Laurence LEGROS - Hôpital l’Archet
Investigateur principal

> Institut Paoli-Calmettes (IPC)

(13) Bouches-du-Rhône

Pr. Norbert VEY
Investigateur principal

> Centre Hospitalier d'Avignon Henri Duffaut

(84) Vaucluse

Dr. Borhane SLAMA
Investigateur principal

Coordonnateur(s)

Pr. Pierre FENAUX

Hôpital Saint-Louis - AP-HP

Dernière mise à jour le 27 juillet 2017