En pédiatrie, l'information des parents et le recueil de leur consentement est obligatoire.
> Consulter l'Arrêté
Les parents sont obligés de décider pour leur enfant dans l'urgence. On observe 2% de refus. Le rôle de l'équipe est de déculpabiliser les parents quel que soit leur choix.
- Autoconservation de sperme : possible dès que la spermatogenèse est présente (dès 12 ans).
Les garçons pubères au moment du diagnostic du cancer sont candidats à une autoconservation de sperme. Pourtant, la proportion d'adolescents qui conservent du sperme tend à s'améliorer, mais reste plus faible que chez l'adulte jeune. La plupart des adolescents qui ont un cancer ont un sperme de qualité suffisant pour assurer une préservation de fertilité.
Cependant, la masturbation peut poser problème à l'adolescent :
- Il va devoir la réaliser au laboratoire, parfois sans avoir d'expérience préalable; il peut alors s'agir d'une 1ère expérience sexuelle très mal vécue. Une étude récente a également suggéré qu'avoir un parent dans la salle d'attente peut inhiber l'adolescent.
- Trouble de l'image de soi, dépréciation, culpabilité à se masturber, notion de l'interdit socio-culturel ou religieux
Ne pas initier la démarche s'il est opposant, mais programmer une consultation avec un praticien du CECOS.
>> Contacter la plateforme Cancer & Fertilité
Information et accompagnement sont indispensables. Il faut aider à dissocier virilité, sexualité et stérilité. Une stimulation par vibromasseur peut être une alternative précieuse à la masturbation.
Une plaquette d'information de la Ligue Nationale contre le Cancer en coopération avec la Fédération des CECOS et l'association Jeune Solidarité Cancer est disponible.
- Congélation de tissu testiculaire : avant la puberté
Elle est encore peu pratiquée chez l'enfant, en dehors de certains centres experts, dans le cadre de protocoles de recherche. Il s'agit de congéler la pulpe testiculaire (cellules souches spermatogoniales) dans l'espoir de pouvoir les transférer après guérison du cancer à l'âge adulte dans les testicules par une injection (auto-transplantation) ou réaliser une spermatogenèse in-vitro. Ces techniques sont encore expérimentales.
Il faut informer les parents du risque théorique de réintroduction de cellules cancéreuses après greffe de tissu ovarien, basé sur l'observation de cellules cancéreuses dans du tissu ovarien, mais jamais de réintroduction de maladie résiduelle décrite à ce jour. ce risque semble plus élevé pour les neuroblastomes et certaines hémopathies (leucémies, Burkitt ...), plus modéré pour les autres lymphomes non hodgkinien et le sarcome d'Ewing (Dolmans et al. Blood 2010, Meirow et al. 2008, Abir et al 2010). La greffe de tissu ovarien doit être actuellement réalisée dans le cadre d'un protocole de recherche.
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